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Ébauche d’une distinction entre éthique et déontologie en ostéopathie

vendredi 10 juillet 2020 par Pierre-Luc L’Hermite

L’ensemble des individus bénéficiant du titre d’ostéopathe peut aujourd’hui légitimement exister et pratiquer cet art médical conformément au droit français [1] . Pour autant, cette activité sanitaire est encore relativement jeune en comparaison avec la médecine conventionnelle ou la masso-kinésithérapie, par exemple. C’est pour cette raison que de nombreuses discussions sont engagées pour participer à la continuité de sa construction. Ainsi, son statut et son champ de compétence qui sont encore imparfaits [2] nourrissent des débats [3] notamment sur les restrictions et les interdictions d’actes, la formation des enseignants et les mécanismes de contrôle du nombre de futurs diplômés. Des tentatives se créent cherchant également à mettre en place un certain nombre de méthodes permettant d’aboutir à des régulations et des encadrements. La déontologie et l’éthique sont des éléments qui participent à sa structuration et qui contribuent à façonner l’identité de cette discipline médicale. Et naturellement, comme dans toute jeune profession, si tout le monde semble s’accorder sur le fait qu’il est indispensable d’y recourir, de nombreuses confusions existent quant à ce qu’elles représentent.

L’éthique et la déontologie sont régulièrement prises pour l’une pour l’autre, en étant même parfois toutes deux envisagées comme des outils destinés à servir des intérêts politiques. En revanche, si pour les professionnels et les étudiants parfois détachés des grands enjeux politiques nationaux, l’éthique et la déontologie sont souvent confondues, l’origine de ces mélanges se situe sur un autre plan. Elle s’explique notamment par le fait que le serment d’Hippocrate mélangeait allègrement des sujets dont l’éthique a hérité et certains autres dont la déontologie s’est saisie. Même si leurs constructions historiques respectives ont maintes fois singularisé ces deux concepts, la notoriété d’Hippocrate n’a cessé d’alimenter ce mélange notionnel persistant encore aujourd’hui. En effet, le serment d’Hippocrate est toujours considéré comme un texte sacralisé, une relique tutélaire, un « Graal » suprême auquel on demande encore aux étudiants soutenant leur « thèse » de médecine de prêter allégeance. La confusion provient d’une part d’une méconnaissance de leur nature respective et d’une autre des modalités permettant à la fois de les élaborer et de les appliquer.

Dans ce contexte, il convient d’essayer rapidement d’établir les différences principales entre éthique et déontologie par les fondements sur lesquels ils reposent (I) et de dissocier les institutions chargées de les faire fonctionner (II).

[...] Article complet en PDF :

L’HERMITE Pierre-Luc


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