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Situation des ostéopathes animaliers

Question écrite n° 4820 de M. Bertrand Bouyx
 
Créé le : mercredi 25 janvier 2023 par Jean Louis Boutin

Dernière modificaton le : mercredi 25 janvier 2023

Question écrite n° 4820 de M. Bertrand Bouyx (Renaissance - Calvados) publiée au JO le 24/01/2023 page 540

Objet : Situation des ostéopathes animaliers

M. Bertrand Bouyx interroge M. le ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation des ostéopathes pour animaux en France.

L’ostéopathie animale est une pratique complémentaire de la médecine vétérinaire. Cette collaboration permet une prise en charge complète en matière de santé animale.

Pour être inscrit au registre national d’aptitude tenu par l’ordre national des vétérinaires, les non vétérinaires doivent obtenir un examen théorique et un examen pratique, l’examen d’admission au CNOV (Conseil national de l’ordre des vétérinaires) depuis 2017.

Les vétérinaires peuvent, eux, exercer cette pratique sans avoir à suivre cette formation spécialisée, ce qui les met en situation de concurrence directe.
De nombreux candidats font état de difficultés concernant le contenu de l’examen et de ses suites.

Par ailleurs, ils déplorent le coût et les délais de passage de ces épreuves, sans possibilité d’exercer durant ce temps, la possibilité pour eux de pouvoir tout de même exercer avant d’avoir obtenu la validation ayant été supprimée en juillet 2022.

En effet, la formation pour pouvoir exercer ce métier est d’une durée de cinq ans. Suite à cette formation, le candidat doit être admis au CNOV. La plupart du temps, le candidat doit patienter au moins six mois suite à la fin de sa formation pour passer cet examen théorique, puis doit encore patienter pour l’examen pratique.
Les étudiants regrettent également le manque de transparence des épreuves : manque de données sur le contenu de celles-ci et impossibilité pour eux d’avoir accès à leurs copies ou à une correction une fois l’examen passé s’ils ont échoué.
En cas d’échec, le candidat n’est plus prioritaire ; il doit faire face à de nouveaux frais conséquents d’inscription et doit à nouveau patienter durant de très longs délais.

Il semble exister en outre un vide juridique concernant l’inscription à cette épreuve puisque les candidats ont l’obligation d’obtenir une assurance responsabilité civile professionnelle et donc déposer une société et monter une entreprise, pour avoir une identité professionnelle. Ils se mettent alors en illégalité car l’entreprise d’ostéopathie animale n’a pas de raison d’exister, n’étant pas encore validée par l’ordre des vétérinaires.

Enfin, le coût de la formation en école privée ainsi que de l’inscription à l’examen est déjà à lui seul décourageant. Sachant que certaines écoles privées ne précisent pas, avant l’inscription de l’étudiant dans celle-ci, l’existence et les conditions de cet examen, les étudiants se retrouvent dans une situation de détresse face à l’investissement en temps et en frais qu’ils y ont engagé.

Cette situation concernant plusieurs centaines d’étudiants par an (sans compter les professionnels déjà installés dont le nombre n’est pas connu) et le taux de réussite à l’examen étant de plus en plus faible selon le comité de pilotage de l’ostéopathie animale, il lui demande les actions qu’il pense entreprendre pour répondre à ces différentes problématiques.

Lire la question :

Question écrite n° 4820 de M. Bertrand Bouyx (Renaissance - Calvados) publiée au JO le 24/01/2023 page 540



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