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Formation préalable à la profession d’ostéopathe animal

Créé le : mardi 29 juin 2021 par Jean Louis Boutin

Dernière modificaton le : mardi 29 juin 2021

Question écrite n° 23367 de Mme Céline Boulay-Espéronnier (Paris - Les Républicains-A) publiée dans le JO Sénat du 17/06/2021 - page 3779

Objet : Formation préalable à la profession d’ostéopathe animal

Mme Céline Boulay-Espéronnier interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les conditions d’accès à l’examen organisé par le conseil national de l’ordre des vétérinaires (CNOV) permettant l’accès à la profession d’ostéopathe pour les animaux.

L’ostéopathie animale s’est développée en France avant de se déployer dans le reste du monde. La France est ainsi l’un des pays pionniers en termes de formation et de pratiques ostéopathiques pour les animaux. Des chevaux de compétition aux animaux de rente tels que les bovins ou encore aux animaux de compagnie tels que chiens et chats, l’ostéopathie animale a su démontrer son rôle et trouver sa place à coté de autres professions de la santé animale. Cette profession attire de plus en plus en jeunes, souvent passionnés, en recherche d’une activité leur permettant d’être indépendants, au contact de la nature et des animaux.
Depuis la parution des décret encadrant l’ostéopathie animale, les jeunes diplômés d’école d’ostéopathie animale (5 années d’études post bac) et qui pour certaines délivrent un titre du répertoire national des compétences professionnelles (RNCP) validé par France Compétence permettant normalement un accès direct à l’emploi, doivent, s’inscrire au registre national d’aptitude de l’ordre des vétérinaires. L’inscription à ce registre est conditionnée à un examen organisé par le CNOV.

L’article D. 243-7 du code rural prévoit ainsi que les personnes susceptibles de passer l’examen doivent justifier de « cinq années d’étude supérieure » sans autre précision sur le champ d’études, le diplôme ou même la validation de ces années d’études.

Cette généralité qui relève au mieux d’une maladresse d’écriture pose problème. Elle permet ainsi à des personnes n’ayant aucune qualification dans le domaine de se présenter à l’examen, ce qui entraîne l’engorgement des centres et augmente les délais d’attente déjà trop longs. Un étudiant en lettres, ou un étudiant ayant passé 5 ans d’études à l’université sans jamais valider un diplôme peut ainsi se présenter à l’examen. À titre d’illustration, les praticiens en shiatsu vont aussi désormais être concernés par cet examen alors qu’ils ont une formation tout autre et un référentiel totalement différent. Leur nombre est difficile à évaluer mais il ne fait nul doute que ce flux de candidats va encore plus engorger les sessions d’examen.

À contrario, les étudiants inscrits auprès d’écoles spécialisées et présentant toutes les garanties d’un titre certifié sont traités de la même façon que les autres, ce qui crée un sentiment d’injustice justifié. D’une part, il paraît nécessaire de réécrire cet article pour une plus grande précision quant au niveau d’études requis, synonyme de qualité professionnelle des praticiens. D’autre part, il serait souhaitable que les étudiants diplômés d’écoles certifiées soient dispensés d’examen.

Elle lui demande donc de bien vouloir préciser la position du Gouvernement sur la nécessité de faire évoluer la réglementation en matière de conditions d’accès à l’examen pour devenir ostéopathe pour animaux ou ostéopathe animalier.



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