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Que disent mes consultations ?

Regard épidémiologique descriptif de consultations privées en ostéopathie en 2001-2021
mercredi 7 février 2024 par Cyril Clouzeau

Préambule


  Un des indicateurs essentiels de l’activité de recherche est la publication d’articles normés par des critères conventionnels, répondant à des exigences méthodologiques précises, un format standardisé IMRAD [1], et d’un style rédactionnel scientifique, auxquels cet article ne répond volontairement pas totalement. Et ce pour être plus libre, plus accessible, mais sans perdre de sa précision.

  À noter également que je suis ostéopathe depuis 2001, ne représentant ni l’ostéopathie, ni un quelconque groupe de référence, cette étude n’a donc pas vocation à aboutir à des conclusions sur les consultations en ostéopathie en France. En revanche, elle vise, par le regard strictement épidémiologique, observationnel, à initier, je l’espère une réflexion critique sur les dysfonctions.
  C’est à partir d’un recueil de données personnelles, que la proposition d’étude se développe, visant à mesurer une fiabilité intra-testeur, et une corrélation entre les motifs de consultations et les dysfonctions repérées, ou pensées, car il faut garder à l’esprit la subjectivité perceptive inhérente.

  Enfin, le fil conducteur de mes démarches est bâti sur mon attachement à penser une médecine manuelle ostéopathique. J’ai une adhésion intime envers la notion de dysfonction, un attachement à évaluer la fiabilité de la main, et une tenace volonté de proposer une rationalité, matérialiste, qui, pour clore ce préambule, induit nécessairement quelques biais que le lecteur saura relever.


1- Introduction


  2024, comme chaque nouvelle année est l’occasion de prise de résolutions, parfois certes éphémères, mais souvent porteuses de l’impulsion d’un changement.
  Professionnellement, me concernant, quel changement me motive ?
  Une évolution de l’ostéopathie.

  L’ostéopathie ressort comme la médecine complémentaire la plus prisée en France depuis les sondages de 2017.Les praticiens, cliniciens, n’ont besoin que d’un succès thérapeutique, de la résolution d’un cas clinique complexe, pour compter avec épanouissement, les bénéfices et bienfaits de leur ostéopathie, adaptée à leurs patients, centres de leurs consultations.

  Quelle évolution souhaiter alors ?
  Tout simplement une explication plus claire de la pratique.
  Mieux expliquée et fondée sur des faits, elle sera mieux acceptée des partenaires de santé. Mieux argumentée et référée, elle sera mieux enseignée, et son statut de médecine manuelle sera alors plus légitime.

  Est-ce ambitieux ? Je laisse le lecteur répondre, en l’invitant à collaborer.
  Je pense surtout à l’utilité de cette réflexion sur les principes de pratiques, car, encore une fois, sans contestations, les patients sont satisfaits, c’est-à-dire, majoritairement soignés, améliorés.
  Cependant, au niveau de l’enseignement, les techniques, les gestes, sont très bien montrés par tous les enseignants des écoles ou des centres de formations, mais ils ne sont pas assez bien démontrés. La culture orale de transmission des savoirs ostéopathiques s’opère plus par imitation que par réelle, construction personnalisée, du geste. L’enseignement est très visuel et convoque l’imitation.
  Je ne remets pas en question les bienfaits que procure chaque ostéopathe à ses patients respectifs.
  Ce sont au demeurant souvent ces mêmes bienfaits qui font que le praticien se retrouve enseignant, justifiant son enseignement pratique par son expérience, son ancienneté professionnelle, son taux de remplissage de cabinet. Et ce, beaucoup plus que sur des éléments tangibles de preuves scientifiques de son action, pour lesquels, il peut être dit qu’il n’a pas été lui-même, sensibilisé, voire formé, se cantonnant aux résultats de sa pratique, certains manquent de repères méthodologiques, voire de culture scientifique critique.

  Cette façon d’enseigner a eu le mérite d’exister, et les pionniers l’ont fait avec conviction, passion, en donnant tout de leur pratique personnelle, sans trop d’explications. De là, naissent aujourd’hui des polémiques avec les étudiants qui attendent autre chose que des récits de vie.

  Et ce manque, faisant parfois apparaître l’ostéopathie en vitrine, davantage comme une activité commerciale, qu’une activité de soins, naissent des critiques soulevant les manques et surtout les excès de discours, de théories, de dogmes, de tentatives personnelles de modélisations. Ce tout offre sur les réseaux sociaux des pages et des blogs traquant ces pépites sémantiques, souvent focalisés sur les approches crânienne, viscérale, biodynamique, énergétique, ou celle du « hands off », avec tout un argumentaire très approximatif, et parfois de belles erreurs dimensionnelles.

  Il y a une culture ostéopathique, existant depuis au moins 1975, sinon 1954 en France, qui consiste à montrer comment faire, plutôt que d’expliquer les mécanismes d’actions physiologiques sous tendant les actes à visée thérapeutiques.
  Une profonde réforme de l’enseignement est à penser, sous un modèle universitaire, consistant à donner des sources, des références, des principes présentés, pour progresser au-delà, du simple partage d’expérience. Aujourd’hui, même si des décrets de 2014, encadre la formation au métier d’ostéopathe, chaque enseignant, vient essentiellement en cours pour délivrer son interprétation de l’ostéopathie, ce qui , de fait, conduit à un enseignement des ostéopathies plutôt que celui de l’ostéopathie.

  Tout a son importance bien sûr, et mon travail ne consiste nullement en un effacement de l’histoire constitutive, mais se situe plutôt comme une proposition de révision, un ajustement, vers des modèles plus actuels, tenant compte des données scientifiques acquises, pour être contingent.
  Il faut pour cela des données, une base de travail. C’est ici ma proposition.
  Ma résolution 2024, est donc de penser une ostéopathie 2024, partageable, critiquable, pour elle et non pour ses praticiens, de penser l’art, et non pas les artisans.
Dès lors j’inscris ma pensée dans un courant rationaliste, philosophique et matérialiste, fortement empreint d’épistémologie, consistant à savoir d’où nous tenons ce que nous savons ?
  Sur quels éléments nous appuyer pour fonder le ou les paradigmes ostéopathiques ?

  Une partie des nouveaux ostéopathes, est en attente d’une révision, des principes enseignés, notamment ceux de Chicago en 1953, faisant suite au rapport Flexner de 1910, bien au-delà de ceux d’A.T Still, historiquement premier ostéopathe au monde. Ce qui attire l’attention, c’est de passer de 1874 avec Still à 1902 avec Littlejohn, Sutherland….à 1953 avec le congrès de l’Américan Ostéopathic Association (AOA), puis à 1983 avec la première école d’ostéopathie temps plein en France, comme si on avançait par sauts, petits bonds, dans l’histoire de l’ostéopathie, de centres en centres, laissant co-exister différentes histoires, ou biographies professionnelles, où chaque formateur puise quelques racines, choisissant naturellement celles qui lui correspondent le mieux.
Alors si la critique, et le constat des lacunes, ou faiblesse relèvent d’un travail historique nécessaire, permettant une révision, une correction pour plus de justesse, il est aussi primordial de produire des savoirs, afin de proposer des éléments qui puissent combler le vide qui résultera de ce que l’on aura enlevé.
  Sinon, l’ostéopathie ne fait que se vider de son sens.

  Depuis 2001, des auteurs ostéopathes ont proposé :

  • de supprimer les références religieuses, craignant les 300 occurrences du mot dieu dans les ouvrages de Still,
  • de faire disparaître le partenaire silencieux de Becker,
  • de ne plus utiliser la notion de lésion ostéopathique, puis dysfonction somatique,
  • de moins utiliser l’anatomie au profit d’une approche davantage Bio-Psycho-Sociale,
  • de parler d’effet contextuels de la prise en charge plutôt que des actions spécifiques des manipulations,
  • de préconiser parfois jusqu’à une pratique sans toucher, hands off…allant vers une éducation thérapeutique utile.


  Tout cela, à mon avis, creuse une géode épistémologique, laissant place à une pratique, vidée de son identité.

  Alors, pour imaginer être utile, et donner à réfléchir à mes 38000 collègues, je propose un travail, expérimental rétrospectif, d’essence scientifique positif et réductionniste, sur une des phrases de Still, qui nous exhorte à trouver la cause primaire. Cause qui constitue un élément perturbant le corps au point de le déréguler, de modifier son homéostasie, d’affaiblir son immunité, devenant ainsi un terrain propice au développement de la pathologie. Plus directement, réfléchir sur la dysfonction, ou dys-structure, puisque selon lui « la structure gouverne la fonction ».
  Si je suis intiment par expérience convaincu de l’origine multi-factorielle des dysfonctions, et si je suis persuadé du manque de réciprocité de la formule « la structure gouverne la fonction », je vais, dans cet article, me focaliser sur l’idée conceptuelle de la dysfonction, comme étant un élément asymétrique du corps, perceptible par la palpation manuelle instruite, ayant des caractéristiques tissulaires modifiées, en terme de texture, de tonicité, permettant de percevoir une différence d’amplitude de mobilisation qualifiée de « restriction de mobilité ».


2- La notion de dysfonction


  Je pose l’hypothèse, qu’une dysfonction primaire, est cause de désadaptation du corps à son milieu, son environnement et que son ajustement est le geste thérapeutique à proposer.
  Qu’implique ce postulat initial ?
  Qu’un sujet en bonne santé, idéale, ne présente aucune dysfonction.
  Sinon, qu’est-ce qui détermine qu’une dysfonction, soit génératrice de trouble fonctionnel et douleur ? Suis-je en mesure de montrer, de prouver que tous les individus sains sont dépourvus de dysfonctions ? De façon exhaustive, non, je ne peux tester l’humanité entière, mais en échantillonnant une partie de cette humanité, puis-je tester expérimentalement l’hypothèse que l’individu sain, en pleine santé n’a aucune dysfonction. Oui ? Et comment ?

  En établissant une routine d’examen clinique, de tests, réalisés de façon identique, chez toute personne qui consulte, ou tout sujet voulant se prêter volontairement à l’expérience.
  Concrètement il s’agit de standardiser un examen clinique de routine, et de l’appliquer à des sujets volontaires, sains, et de comparer avec un groupe de volontaires présentant des douleurs, ou des troubles fonctionnels, appelés "non-sains".
  Retrouvera-t-on des dysfonctions dans le groupe sain ? En retrouvera-t’on plus dans le groupe non-sain ? C’est la perspective de l’expérimentation proposée.

  Comment mettre en place un tel protocole, visant à demander à des sujets sains, certains de leur complète et pleine santé de se prêter à un examen clinique ostéopathique ?
  En acceptant la population étudiante en ostéopathie, certes présentant des biais d’adhésion à la pratique, et en incluant les patients de consultations privées en cabinet venant pour un bilan sans autre motif de consultation, ni gène, ni douleur.

  Cette étude présente évidemment des limites qui impliqueront qu’il n’y a pas d’extrapolations, ou de généralisations possibles, puisqu’il s’agit d’une expérimentation personnelle privée, sans déclarations institutionnelles ou officielles, aux comités de protection des personnes, mais juste dans un cadre privé, avec un consentement oral des sujets volontaires, qui connaissent le projet d’étude, la finalité, et qui ont librement accepté d’y participé après information, de la mise sous anonymat, pour publication.

  J’ai pu, de mes consultations entre 2001 et 2021, extraire 535 consultations pour bilan, sans que le sujet d’âge moyen de 25,7 ans, n’indique le moindre motif de consultation, cela représente 8,9 % des consultant de ma pratique usuelle.

  Sur ces 535 consultants, un seul ne relève aucune dysfonction, et en moyenne il est rapporté 1,87 dysfonctions par sujets.
  L’hypothèse de ne retrouver aucune dysfonction chez les sujets dits sains, semble donc non vérifiée.
  Pour mieux critiquer cette donnée expérimentale, il est prévu de comparer ce résultat avec les sujets (patients) venant pour un motif de consultation identifié comme douloureux.
  Cela représente 88,3% des motifs de consultations, sur un effectif (n=6024) de 6024 consultations constituant l’échantillon de l’étude.

  Une première analyse descriptive de l’ensemble (n=6024) rapporte que :
  L’âge moyen des patients est de 32,7 ans, le plus jeune ayant 6 mois et le plus âgé 104 ans.

  Le tableau général ci-dessous présente la répartition des 6024 consultations, divisées en 8 catégories : les 7 zones anatomiques déclarées douloureuses : Tête, cou, dos, lombaire, abdomen, membre supérieur et membre inférieur, et la 8e catégorie appelée : bilan.

Répartition des consultations par zone douloureuse
Zones douloureuses déclaréesNombre moyen de dysfonctions% globalEffectif de l’étude
Au niveau de la zone tête6,5910,1 %n = 608
Au niveau de la région cervicale6,5218 %n = 1084
Au niveau de la région thoracique dorsale6,2714,9 %n = 899
Au niveau de la région la région lombaire6,2519,6 %n = 1178
Au niveau de la région abdominale / viscéral6,043 %n = 181
Au niveau du membre supérieur6,379,9 %n = 945
Au niveau du membre inférieur4,1215,7 %n = 945
Bilan1,878,9 %n = 535

  Une étude descriptive permet d’attribuer un âge moyen en fonction des zones douloureuses :

Motif douloureux affectant la tête33,7 ans
Motif douloureux affectant la région cervicale35,7 ans
Motif douloureux affectant la région thoracique dorsale31,4 ans
Motif douloureux affectant la région lombaire36,9 ans
Motif douloureux affectant la région abdominale / viscéral25,6 ans
Motif douloureux affectant le membre supérieur37,8 ans
Motif douloureux affectant le membre inférieur26,5 ans
Bilan25,7 ans

  Le lecteur, peut se demander l’origine de ces chiffres, et la méthodologie employées, les voici donc.


3- Matériel et méthode


  J’ai extrait 6100 fiches au hasard sur environ 20000, anonymisées, à l’aide d’une petite formule sous Excel, pour réaliser des recherches croisées et produire des données épidémiologiques.

  Les données ont été saisies dans un tableur Excel, de 2017 à 2023. Chaque patient constituant une ligne de données, il y a donc 6100 lignes, et les 167 colonnes représentant les items de catégories de dysfonctions classées.
  Le tableau est rempli avec des 1 ou 0, marquant la présence ou l’absence de dysfonction dans les colonnes notant une majorité de dysfonctions possibles sans pour autant tout lister.
  Cette notation permet plus facilement de totaliser la liste des dysfonctions par type et latéralité, par la somme des « 1 » algébrique, à laquelle parfois un pourcentage ou une moyenne est calculée.

  Le tableau Excel brut a été vérifié le 27 décembre 2023 et il comportait 76 erreurs de saisie.
  L’effectif retenu pour l’étude est donc de 6024 patients / consultations (n=6024).

  Les opérations de calcul et de regroupement ont été réalisées sous Excel, en utilisant des filtres de tri paramétrés, et différentes feuilles du tableur (huit sous-tableaux ont été utilisés).

  Le texte a été relu et corrigé par deux ostéopathes experts, formés à l’édition et relecture, avant d’être soumis le 22 janvier 2024 à la revue osteo4pattes.


4- Résultats


  Désormais que l’hypothèse qu’on ne retrouve pas de dysfonctions chez le sujet sain peut sembler invalidée, une autre analyse de cette base de données permet de corréler le nombre de dysfonctions, selon le motif de consultation.

  Sont présentées les dysfonctions retrouvées en fonction des 7 zones anatomiques sélectionnées avec des pourcentages contenant un chiffre après la virgule, dans les 8 paragraphes suivants (4.1 à 4.8)
  Sont listées 11 dysfonctions potentielles corrélées du crâne-SSB (1), occiput articulaire (2) sacrum (3) cervicales (4) , vertèbres thoraciques (5) côtes (6) , lombaires (7), ilium (8), articulations du membre supérieur (9), articulations du membre inférieur (10), et organes / viscères (11).

4.1 : Zone 1 : la tête : motif de consultation douleur de la zone tête (n=608)
1 : Une dysfonction d’un des os du crâne, SSB incluse est retrouvée dans 48,7 % des cas
2 : Dans 24,2 % des cas, une dysfonction facettaire de l’occiput est retrouvée
3 : Dans 24 % des cas une dysfonction du sacrum
4 : Dans 44,4 % il y a une dysfonction cervicale vertébrale qui dans 18% des cas est C2
5 : Il y a systématiquement une dysfonction vertébrale thoracique qui est dans 24% situé en T4
6 : Dans 9,4% des cas il y a une côte au moins en dysfonction (57)
7 : On retrouve dans 23% des cas une dysfonction lombaire (majoritairement en L1 8%)
8 : Dans 15% des cas une dysfonction d’un ilium
9 : Dans 9,7 % une dysfonction du membre supérieur est associée qui dans 6,7 % est l’épaule
10 : Dans 21% il y a une dysfonction du membre inferieur associée avec 7,7 % au genou
11 : Dans 9,4 % des cas il y a une dysfonction viscérale qui dans 6% des cas est l’estomac.

4.2 : Zone 2 : le cou : motif de consultation douleur de la zone cervicale, cou, nuque (n=1084)
1 : Une dysfonction du crâne, ou d’un des os du crâne, SSB incluse est retrouvée dans 28,5 % des cas
2 : Dans 19 % des cas, une dysfonction facettaire de l’occiput est retrouvée
3 : Dans 25,6 % des cas une dysfonction du sacrum
4 : Dans 54,8 % il y a une dysfonction cervicale vertébrale qui dans 21,4% des cas est C2
5 : Il y a systématiquement une dysfonction vertébrale thoracique qui est dans 24,7% situé en T4
6 : Dans 14,3% des cas il y a une côte au moins en dysfonction (155)
7 : On retrouve dans 27,9% des cas une dysfonction lombaire
8 : Dans 17,3% des cas une dysfonction d’un ilium
9 : Dans 18,91 % une dysfonction du membre supérieur est associée
10 : Dans 25 % il y a une dysfonction du membre inférieur associée
11 : Dans 41,7 % des cas il y a une dysfonction viscérale

4.3 : Zone 3 : le dos, région thoracique : motif de consultation douleur de la zone thoracique (n=899)
1 : Une dysfonction du crâne, ou d’un des os du crâne, SSB incluse est retrouvée dans 22,1 % des cas
2 : Dans 12,7 % des cas, une dysfonction facettaire de l’occiput est retrouvée
3 : Dans 25,9 % des cas une dysfonction du sacrum
4 : Dans 31,6 % il y a une dysfonction cervicale vertébrale qui dans 12,7 % des cas est C2
5 : Il y a systématiquement 1 à 2 dysfonctions vertébrales thoraciques dans 100% des cas. (1,54)
6 : Dans 17,8% des cas il y a une côte au moins en dysfonction
7 : On retrouve dans 30,5 % des cas une dysfonction lombaire
8 : Dans 17,3% des cas une dysfonction d’un ilium
9 : Dans 11,3 % une dysfonction du membre supérieur est associée
10 : Dans 36,4 % il y a une dysfonction du membre inférieur associée
11 : Dans 48,9 % des cas il y a une dysfonction viscérale

4.4 : Zone 4 : la région lombaire : motif de consultation douleur de la zone lombaire (n=1178)
1 : Une dysfonction du crâne, ou d’un des os du crâne, SSB incluse est retrouvée dans 16,5 % des cas
2 : Dans 9,6 % des cas, une dysfonction facettaire de l’occiput est retrouvée
3 : Dans 28,1 % des cas une dysfonction du sacrum
4 : Dans 21,6 % il y a une dysfonction cervicale vertébrale
5 : Il y a 1 dysfonction vertébrale thoracique dans 100% des cas.
6 : Dans 5,5 % des cas il y a une côte au moins en dysfonction
7 : On retrouve dans 55,8 % des cas une dysfonction lombaire
8 : Dans 22,1 % des cas une dysfonction d’un ilium
9 : Dans 5,6 % une dysfonction du membre supérieur est associée
10 : Dans 47 % il y a une dysfonction du membre inférieur associée
11 : Dans 64,9 % des cas il y a une dysfonction viscérale

4.5 : Zone 5 : la région abdominale : motif de consultation douleur digestive, abdominale (n=181)
1 : Une dysfonction du crâne, ou d’un des os du crâne, SSB incluse est retrouvée dans 40,9 % des cas
2 : Dans 14,9 % des cas, une dysfonction facettaire de l’occiput est retrouvée
3 : Dans 19,3 % des cas une dysfonction du sacrum
4 : Dans 14,9 % il y a une dysfonction cervicale vertébrale
5 : Dans 88,4 % il y a une dysfonction vertébrale thoracique.
6 : Dans 10,5 % des cas il y a une côte au moins en dysfonction
7 : On retrouve dans 21,5 % des cas une dysfonction lombaire
8 : Dans 14,9 % des cas une dysfonction d’un lilium
9 : Dans 8,8 % une dysfonction du membre supérieur est associée
10 : Dans 15,5 % il y a une dysfonction du membre inférieur associée
11 : Dans 82,9 % des cas il y a une dysfonction viscérale

4.6 : Zone 6 : Le membre supérieur : motif de consultation douleur membre supérieur (n=594)
1 : Une dysfonction du crâne, ou d’un des os du crâne, SSB incluse est retrouvée dans 18,4 % des cas
2 : Dans 10,9 % des cas, une dysfonction facettaire de l’occiput est retrouvée
3 : Dans 22,4 % des cas une dysfonction du sacrum
4 : Dans 32,3 % il y a une dysfonction cervicale vertébrale
5 : Il y a 1 dysfonction vertébrale thoracique dans 125% des cas soit une dysfonction systématique
6 : Dans 21,4 % des cas il y a une côte au moins en dysfonction
7 : On retrouve dans 18,5 % des cas une dysfonction lombaire
8 : Dans 13,5 % des cas une dysfonction d’un ilium
9 : Dans 76,4 % une dysfonction du membre supérieur est associée
10 : Dans 27,3 % il y a une dysfonction du membre inférieur associée
11 : Dans 40 % des cas il y a une dysfonction viscérale

4.7 : Zone 7 : Le membre inférieur : motif de consultation douleur membre inférieur (n=945)
1 : Une dysfonction du crâne, ou d’un des os du crâne, SSB incluse est retrouvée dans 12 % des cas
2 : Dans 6,6 % des cas, une dysfonction facettaire de l’occiput est retrouvée
3 : Dans 21 % des cas une dysfonction du sacrum
4 : Dans 15,8 % il y a une dysfonction cervicale vertébrale
5 : dans 78,4 % des cas, il y a 1 dysfonction vertébrale thoracique.
6 : Dans 3,4 % des cas il y a une côte au moins en dysfonction
7 : On retrouve dans 40 % des cas une dysfonction lombaire, dont L3 dans 24,3% des consultants
8 : Dans 30,2 % des cas une dysfonction d’un ilium
9 : Dans 14,8 % une dysfonction du membre supérieur est associée
10 : Dans 100 % il y a une ou plusieurs dysfonctions du membre inférieur associée (1,2)
11 : Dans 47,8 % des cas il y a une dysfonction viscérale

4.8 : Zone 8 : dans le cadre d’un bilan, sans aucune douleur déclarée initialement (n=535)
1 : Une dysfonction du crâne, ou d’un des os du crâne, SSB incluse est retrouvée dans 37,6 % des cas
2 : Dans 13,5 % des cas, une dysfonction facettaire de l’occiput est retrouvée
3 : Dans 16,1 % des cas une dysfonction du sacrum
4 : Dans 26,2 % il y a une dysfonction cervicale vertébrale
5 : Dans 86,2 % des cas il y a une dysfonction vertébrale thoracique
6 : Dans 8 % des cas il y a au moins une côte en dysfonction
7 : On retrouve dans 20,7 % des cas une dysfonction lombaire
8 : Dans 13,6 % des cas une dysfonction d’un ilium
9 : Dans 8 % une dysfonction du membre supérieur est associée
10 : Dans 30,8 % il y a une dysfonction du membre inférieur associée
11 : Dans 43,7 % des cas il y a une dysfonction viscérale

  Ces éléments itératifs constituent une première base de travail, descriptive.
  C’est tout à fait critiquable, et c’est la finalité de ce partage.
  Donner à penser, à critiquer.

  Qu’est-ce que vous remarquez ? Qu’est-ce qui vous surprend ? Ou conforte votre opinion ?

  Partageriez-vous les mêmes données, selon les mêmes catégories pour construire mieux, plus juste, notre art ?
  Il s’agit d’une étude comportant des choix, des biais, des facteurs de confusions, mais il faut garder à l’esprit, l’idée d’une routine, identique, quel que soit le motif de consultation, l’âge, la personne, et de lire les corrélations ou éléments permettant de raisonner sur les liens et la systémie du corps.

  En regardant les 8 catégories et leur moyenne sur la totalité des 6024 consultations : les chiffres sont des pourcentages, celui noté en gras, est celui du motif de consultation correspond à la zone.

Zone moyenne 1 2 3 4 5 6 7 Bilan
1 : Crâne SSB 48,7 28,5 22,1 16,5 40,9 18,4 12 37,6 28,1
2 : Occiput 24,2 19 12,7 9,6 14,9 10,9 6,6 13,6 13,9
3 : Sacrum 24 25,6 25,9 28,1 19,3 22,4 21 16,1 22,8
4 : Cervicales 44,4 54,8 31,6 21,6 14,9 32,3 15,8 26,2 30,2
5 : Thoraciques 100 100 100 100 88,4 100 78,4 86,2 94,1
6 : Côtes 9,4 14,3 17,8 5,5 10,5 24,4 3,4 8 11,7
7 : Lombaires 23 27,9 30,5 55,8 21,5 18,5 40 20,74 29,8
8 : Iliums 15 17,3 20,8 22,1 14,9 13,5 30,2 13,6 18,4
9 : Membre sup 9,7 18,9 11,3 5,6 8,8 76,5 14,8 8 19,2
10 : Membre inf 21 25 36,4 47 15,5 27,3 100 30,8 37,9
11 : viscéral 9,4 41,7 48,9 64,9 82,9 40 47,8 43,7 47,4

  Une lecture du tableau :
  Tout motif de consultation confondu, je retrouve 29,8 % de dysfonctions vertébrales lombaires, alors que ce chiffre monte à 55,8 % lorsqu’il s’agit d’un motif de consultation pour lombalgie.
  De même, dans les indications globales, les dysfonctions viscérales représentent 47,4 % des dysfonctions repérées, mais grimpent à 82,9 % lors d’une consultation pour douleur abdominale, digestive.

  Il existe une corrélation entre le motif de consultation et la dysfonction retrouvée, dont on peut évidemment penser au biais cognitif, où l’ostéopathe qui teste connaît le motif de consultation, et est certainement influencé à percevoir une dysfonction de la sphère pour un confort intellectuel diagnostique.

  Il manque volontairement comme annoncé, la discussion, et les éventuelles conclusions, à cette étude et vous aurez compris la démarche consistant à vous laisser critiquer, étudier, comparer, pour produire des savoirs factuels, sur lesquels fonder notre pratique. Cette base est disponible, vos questions remarques sont les bienvenues : cyril.clouzeau chez gmail.com


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