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Perception, diagnostic et fulcrum en ostéopathie

Bruno Ducoux DO
mardi 29 janvier 2019 par Bruno Ducoux
Bruno Ducoux DO

Ostéopathes, nous suivons les intuitions de A.T.Still sur le chemin de l’ostéopathie en lisant et apprenant entre ses lignes ; ceci implique de nouvelles compréhensions de ce que la nature nous montre depuis le commencement du monde… mais que nous avons à dé-couvrir nous mêmes [1]. L’Histoire et la culture scientifique contemporaine ne facilitent pas vraiment cette découverte.

La science basée sur l’évidence cherche des études objectives où le patient est l’objet de l’étude et le médecin un exécutant objectif des mêmes règles appliqués à cet objet d’études, ceci dans le contexte culturel médical du XXe siècle.

L’évolution de la médecine au XXIe siècle continue à apporter une appréhension du corps humain plus complète que David Levin [2] a décrite :

- d’un objet abstrait, le corps est devenu plus concret,
- d’une étude extérieure, on peut percevoir l’intérieur ;
- à partir de ses qualités, on peut rechercher les causes et leurs influences multifactorielles ;
- depuis des états et des structures, on peut étudier des processus évolutifs dans une approche systémique basée sur le mouvement ;
- de l’analyse vers l’holisme,
- de concepts mécaniques isolés vers une intégration systémique au sein du cosmos.

Cette interprétation évolue en lien avec celle de la cosmologie et des découvertes dans le monde de l’infiniment petit. En conséquence, le corps anatomique, physiologique et biochimique est perçu dans une approche psychosomatique, environnementale et expérientielle. Ainsi, le corps phénoménologique dépend de l’expérience des perceptions du patient et n’est pas seulement une représentation historique et culturelle. Niels Bohr avait déjà établi que l’observateur pouvait participer à la perception de l’événement.

Ces différents niveaux sont présents dans la philosophie ostéopathique : le patient devient un acteur réflexif de sa propre santé et l’ostéopathe un fulcrum dans une approche systémique ; un « facilitateur thérapeutique” [3].

L’ostéopathe ne doit pas appliquer des principes dogmatiques mais apprendre de la nature et de l’expérience : Nous avons appris à connaître que la Nature ne fait pas de travail imparfait, mais au contraire, fait son travail à la perfection [4] ; ainsi apparaissent des concepts basés sur une nouvelle compréhension ouverte post moderne. L’application de ces concepts basés sur l’observation et l’expérience donne des résultats ne dépendant pas seulement du patient ou du thérapeute mais de l’interface, émergeant d’un système complexe.

Afin d’aller plus avant sur le chemin de l’ostéopathie, il est nécessaire d’apprendre de nouveaux chemins de perceptions, associant matière et conscience dans le même paradigme phénoménologique. Ce paradigme ne peut être appris dans des livres mais partagé.

Un système complexe

Dans la relation thérapeutique classique, on trouve le thérapeute, le patient et la relation thérapeutique. Pour des raisons pédagogiques, recherchons les différents éléments de ce système complexe pour analyser cette relation. On trouve donc également :

- l’espace avec ses trois dimensions connues,
- le temps et sa relation quantique à l’espace,
- la vie manifestée dans un champ vital,
- les cinq sens connus du patient et du thérapeute,
- les quatre forces primordiales connues présentes dans la nature : gravitation électromagnétisme, force nucléaire forte et faible,
- la force mentale et l’intuition des êtres humains,
- leur environnement et les conditions psychosociales [5],
- le ressenti ;
- l’influence cosmique...
- la liste n’est pas exhaustive.

Tous ces éléments fonctionnent de concert : la gravitation et l’électromagnétisme rendant la matière solide grâce au liant de la force nucléaire forte ; dans les liens, la matière est transformée en photons lumineux, transportant une information sous forme d’énergie capable de se déplacer dans l’espace-temps. En sus de la force nucléaire faible, une super force ou super corde semble envoyer des vibrations vitales dans toutes les dimensions, y compris celles que nous n’avons pas encore rencontrées, spiritualisant la matière [6]. Ces assertions sont des hypothèses demandant à être vérifiées à travers le prisme de la pratique de l’ostéopathie, comme manifestation de la vie.

La vie

Dans Biogène, [7], Still présente les effets de la vie, écrivant qu’il n’y a pas de définition de la vie à proprement parler.
La vie est une force invisible habitant la machine humaine, faisant tourner le moteur de la santé grâce au mouvement. Le mouvement est la première et seule évidence de la vie [8]. Cette vie peut néanmoins être perçue dans le corps physique et son environnement, que Arny Mindell appelle le « dreambody » [9].
Notre hébergement physique permet l’union de la matière et de l’esprit à l’aide de la conscience. « J’aime mes camarades humains, car je peux percevoir Dieu dans leur visage et dans leurs formes » [10] En allant plus loin, Still pensait que la vie humaine est éternelle [11]. La vie n’a pas de commencement ni de fin, ce sont des champs vibratoires que nous percevons dans nos limites.
Cette idée était déjà présente dès 1714 chez Emmanuel Swedenborg [12] : la force vitale est perçue à travers des vibrations de différentes natures ; Il existe des millions de vibrations différentes.
Dans la tradition ostéopathique, W.G. Sutherland, a continué à creuser cette voie en écrivant qu’il est possible de trouver quantité d’informations sur la vie dans des livres et en suivant des cours, mais que la connaissance vient seulement par l’expérience. Une approche réflexive de l’expérience est ainsi une source de connaissance.
“Le travail ne consiste pas à construire un endroit, un livre, un système, un dogme, une tradition. Le travail consiste en quelque chose qui vit au cœur des hommes et des femmes...si ils savent le trouver !” [13].
L’être humain est une passerelle entre terre et ciel, entre la force créative et sa création ; nous sommes “en ceints” de cette invisible manifestation de la vie ; nous la connaissions avant la naissance et nous l’avons oublié ; [14] nous avons à réapprendre la langue natale présente dans nos pensées et notre corps physique. Dans un traitement ostéopathique, la vie est également présente dans l’interface partagé par le patient et le thérapeute ; dans l’espace entre, se trouve le centre du traitement.

Cherchons maintenant ce centre et ses manifestations vibratoires.
Nous sommes nos pensées accompagnées d’impulsions, consciences, sentiments, émotions, désirs et rêves ; à partir de cette conscience corporelle, le corps physique est manifesté ; ce que nous appelons notre corps matériel est peut être juste un lieu que notre mémoire appelle “chez nous” pour le temps actuel ! [15]

Le centre de gravité

Le centre de gravité de ce système n’est pas matériel ; c’est le point neutre atteint dans l’interaction lors d’une relation thérapeutique, la surface d’un lac calme ; dans l’interface, ce centre de gravité, une nouvelle information vient changer la matière ; Swedenborg explique que ce sont des vibrations qui suivent un certain rythme commun et transmettent des informations à travers un média ; pour nous, le tissu conjonctif remplit cette fonction. En tant qu’observateur, nous pouvons percevoir, chez le patient les effets et les changements, qui se manifestent à travers certaines qualités :

- réactions du système nerveux neurovégétatif,
- pulsations du système circulatoire,
- changements dans le système respiratoire afin de s’adapter au système neurovégétatif
- relâchement corporel
- verbalisations
- changements dans l’environnement : lumière par exemple
- sensations de temps et d’espaces différents dans la pièce et l’environnement ;

Toutes ces manifestations se matérialisent à l’aide de nos sens.

Sens

À partir des sens humains, les vibrations sont transformées en signaux électriques et chimiques pour le cerveau. Ainsi, les systèmes vestibulaires, auditifs, visuels et somato-sensoriels du patient changent. Apprendre les manifestations de la vie avec nos sens est un challenge pour les perceptions [16]. Le ressenti ou sens corporel [17] fait partie de ces outils perceptuels bien utiles à développer et apprivoiser.

Le ressenti

« Alice ouvrit la porte et trouva qu’elle ouvrait sur un petit passage ; elle se mit à genoux et regarda à travers le passage le plus joli petit jardin qu’il vous fut amené de voir  » [18].
« La vérité d’une chose est dans le ressenti de cette chose non dans la façon de penser cette chose » [19].

Focusing - Au centre de soi

Eugen Gendlin [20] appris, dans un contexte de psychothérapie que les patients qui avaient de bons résultats se centraient intuitivement dans une conscience corporelle interne assez vague et subtile qu’il a appelé le « felt sense » ou ressenti ou sens corporel ; ce sens est une expérience physique et non mentale, « plus vaste qu’une émotion » [21] Puis, il nota qu’en se centrant, un changement radical assez gentil et doux, un enracinement rempli de puissance se manifestait ; il l’a appelé le « focusing » [22]. Le patient peut se libérer physiquement et peut trouver un mot qui l’éclaire et le thérapeute ressent le changement sous les mains.

« Chaque sensation désagréable peut devenir une énergie potentielle vers une façon plus adaptée d’être, à condition de lui donner l’espace de se déplacer vers sa rectitude » [23]
« Nous savons tous que nous avons des sensations. Ce que la plupart d’entre nous ne réalisent pas, c’est que 50% de la connaissance humaine vient de la capacité de notre propre corps à connaitre plutôt que de la capacité de notre esprit à penser. » [24]

Le ressenti est présent au delà des cinq sens et des mots ; c’est un lien entre nos sens, nos émotions, notre mental et nos intuitions dans un environnement holistique. C’est quelque chose expérimenté dans le corps qui dépasse toujours les expressions que nous pouvons utiliser pour le décrire.

« Le thérapeute fait attention à son propre ressenti comme source d’information et d’inspiration pendant le processus thérapeutique et trouve le point d’entrée pour sa connaissance corporelle » [25].

Le ressenti, bien que difficile à décrire, peut “ouvrir” la porte d’un champ global de détails intriqués, à partir desquels de surprenantes étapes de changement peuvent émerger. [26] Le corps, plutôt qu’une machine, est une merveilleuse interface intriquée avec tout son environnement ; ce qui explique pourquoi il « connait » autant, juste dans la présence. Pendant le traitement, la façon d’être avec soi même et les autres à tendance à l’expansion plutôt qu’à la contraction de la sensation même de soi. C’est une ouverture vers des « possibilités émergentes » en référence avec nos expériences passées, même si ce sont des expériences symboliques.
« Wittgenstein, Dilthey, and Heidegger ont montré de façon puissante que nos expériences subjectives ne sont pas seulement des réactions personnelles ; elles représentent nos interactions avec la vie et diverses situations rencontrées. Elles représentent des significations immédiates des interactions. » [27]. Ceci ouvre un vaste champ aux perceptions manuelles ostéopathiques. L’ancien modèle des cinq sens et de leur interprétation doit être revu.
À cette fin, le modèle expérientiel de fulcrum vibratoire permet de discerner les changements perceptuels ; un exemple en est donné avec les cristallisations de gouttes d’eau, entre état liquide et état solide, réalisées par Masuro Emotto [28] ; les moments essentiels du traitement ostéopathique sont les transitions [29]. Gendlin a nommé cette conscience dans le corps : se centrer dans un sens de connaissance interne ; [30] En ostéopathie, nous parlons de fulcrum.

Fulcrum

Un fulcrum objectif, mécanique est un point à partir duquel un levier peut tourner ou pousser quand une force est appliquée ; dans un système vivant, tout peut potentiellement bouger. La roue est un bon exemple : le centre de la roue est l’axe, le fulcrum, le lieu de la force.

Appliqué au traitement ostéopathique, le fulcrum subjectif est le support et le lieu de puissance potentielle [31] maximale. Corrélé avec l’immobilité du point neutre, le fulcrum est une source de puissance potentielle. A ce moment et en ce point, les sensations en relation avec ce centre deviennent différentes. L’immobilité est le lien avec la perception du ressenti. Il ne s’agit pas de faire quelque chose mais d’expérimenter l’immobilité dynamique de la présence ; un nouvel équilibre peut se manifester dans le corps et participe à la restauration de l’homéostasie.

Vibrations

À la suite de Swedenborg, les physiciens actuels disent que les vibrations sont présentes partout dans la nature même dans ce qui parait solide et dur, comme le bois, la pierre ou le métal. Ces vibrations sont transmises en utilisant un moyen de transmission de ces vibrations comme par exemple une membrane dilatée [32].

Appliquons ce principe à un ensemble de cordes, la vibration d’une corde va entrainer une réponse vibratoire dans une autre corde à proximité ; de la même façon une membrane va influencer une autre membrane, à condition qu’elles soient toutes les deux accordées dans la même tonalité. De même des vibrations dans l’air vont produire des cercles qui peuvent être entendus de tous cotés à partir du centre du mouvement, à condition que la masse entière ne soit pas mobilisée. Les vibrations ont des millions de variations différentes. Ces lois vibratoires font parties de la perception humaine. Notre expérience ne suit pas seulement les lois newtoniennes mais les lois vibratoires de Swedenborg, applicables à partir de ce fulcrum vibratoire.

Fulcrum vibratoire

C’est un endroit où sont expérimentées différentes sensations : cela peut inclure, vibrations, chaleur, froid, démangeaisons, pulsations, différentes qualités de vitesse des tissus, tensions et densité ; ce n’est pas un endroit mécanique qui amène à un point d’équilibre. C’est un point de réceptivité optimale et un lieu de transformation.
Un fulcrum est en relation avec les trois dimensions de l’espace. C’est le centre du mouvement d’expansion/rétraction [33] qui part de l’immobilité. Le lien avec l’espace/ temps quantique est manifesté par la sensation de point neutre et de still point.

Le neutre

Le neutre est un point d’équilibre, un équilibre de vitalité relié au temps.Il n’y a pas de tension. C’est une perception très spécifique, différente d’un Still Point qui peut être ressenti partout à l’intérieur ou à l’extérieur du corps et qui peut être physiologique ou de résolution [34].
Le neutre est le goulot d’un sablier, une perception en tant que telle ; ce n’est pas un modèle précis. C’est un point de réceptivité optimal [35]. C’est comme être au bord de quelque chose, une limite qui amène à l’horizon, lui-même n’ayant de limites [36].
L’art de l’ostéopathie commence avec le neutre, la page blanche, le silence entre les notes qui précède l’harmonie de la mélodie amenant au calme dynamique [37]. A partir de l’immobilité, les espaces deviennent des couleurs, le silence devient une harmonie, le silence entre les mots parle, l’ostéopathie développe la présence [38]
De l’immobilité de la présence, l’intention du thérapeute est de laisser la perception du mouvement, du rythme, et de la dualité se manifester.
Pour Sutherland, le neutre est l’endroit où le mécanisme vital est perçu en mode mineur ; c’est le lieu d’échange maximal [39]. Cela peut également être vu comme un passage symbolique de transformation (changement de forme), de sublimation, de transmutation (changement de son essence même), une forme de passage de la mort à la vie.
Ce point neutre aide à percevoir le ressenti comme sensation corporelle spécifique.
Le point neutre peut être une réappropriation [40].
À ce moment, l’intuition, et non seulement l’intelligence, est le véritable guide pour le traitement, au delà de l’ego ; c’est une pratique de transformation dans une approche existentielle de la santé.
La santé étant le principe vivant dans un corps vivant [41].
C’est le début du véritable traitement [42].

Bruno Ducoux DO
www.osteo-chartrons.net

Notes

[1] Tricot P Approche tissulaire de l’ostéopathie Sully 2002 p.17
[2] David Michael Levin and George F. Solomon "The Discursive Formation of the Body in the History of Medicine" in The Journal of Medicine and Philosophy, Vol. 15, pp. 515-537, 1990.
[3] Upledger John Somatoemotional Release ed North Atlantic Books 2002 p.17
[4] Still A T Philosophie et principes mécaniques de l’ostéopathie ed.Frison Roche 2001 p.12
[5] Wolf Fred A Mind into Matter Paperback
[6] Teillard de Chardin Pierre La place de l’homme dans la nature 2007 ed Albin Michel
[7] Still AT La philosophie et les principes mécaniques de l’ostéopathie 2001 ed Frison Roche p 211
[8] Still A T in Lee Paul Interface ed Stillness Press 2005 p.34
[9] http://www.aamindell.net/dreambody-morin.htm
[10] Still A T op cité p. 211
[11] Still A T .op cité p.220
[12] Swedenborg E On tremulations 1714
[13] Nicoll Maurice MD http://en.wikipedia.org/wiki/Maurice_Nicoll
[14] Van Eersel Patrice Mettre au monde Albin Michel 2008 p. 421
[15] Deepak Chopra Timeless Mind, Ageless Body From : “Consciousness and Healing ; Integral Approaches to Mind/Body Medicine” Timeless Mind, Ageless Body
[16] Jealous Jim Cours d’ostéopathie biodynamique
[17] Gendlin Eugene Focusing :au centre de soi ed Le jour Quebec 1984 ;p.55
[18] Caroll Lewis in Alice au pays des merveilles 1994 ed Gallimard Folio
[19] Stanley Kubric in http://www.innerwisdoms.com/
[20] Gendlin Eugene op cité p.17
[21] Gendlin Eugene op cité p.58
[22] Le terme « focusing » est conservé dans la traduction française du livre d’Eugene Gendlin ; il signifie régler la mise au point pour amener la clarté.
[23] Gendlin Eugene www.focusing.org et http://en.wikipedia.org/wiki/Focusing
[24] http://www.innerwisdoms.com/ www.biospiritual.org
[25] http://www.innerwisdoms.com
[26] http://www.focusing.org/
[27] Idem
[28] http://www.hado.net/
[29] http://www.focusing.org/ecmpreface.html
[30] Focusing in a sens of inner knowing
[31] Potency
[32] Swedenborg E On tremulations 1714
[33] Tricot P Approche tissulaire de l’ostéopathie Sully 2002 p.303
[34] Idem p.308
[35] ] James Jealous ; cours d’ostéopathie biodynamique ; 1997
[36] Heller Michael Science et quête de sens Presses de la Renaissance 2005
[37] Dynamic stillness
[38] Tricot P Approche tissulaire de l’ostéopathie Sully 2002
[39] W.G.Sutherland Contributions of thought SCTF 1998 p. 218
[40] Sueur Gérard Cours de formation à l’Académie d’Ostéopathie AO
[41] Becker R Life in motion p.63 ed stillness press
[42] Becker Rollin http://www.stillnesspress.com/books/life_motion.htm


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