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Lombalgies : Le point de vue de l’ostéopathe

Pierre Renaudeau, Ostéopathe DO, MROF
 
Créé le : mercredi 15 janvier 2014 par Pierre Renaudeau

Dernière modificaton le : mercredi 29 mai 2024

Lombalgies : Le point de vue de l’ostéopathe

Pierre Renaudeau, Ostéopathe DO, MROF


Suite à la publication le mercredi 18 décembre 2013 de l’article « Lombalgie, fléau moderne : le patient peut s’aider », je ne peux rester sans évoquer l’absence de toute mention, dans ce domaine, de l’ostéopathie, pourtant plébiscitée par le public, ainsi que quelques remarques techniques qui éclairciront, je l’espère, le débat.

Complémentaire à la médecine classique, l’ostéopathie se charge de régler les problèmes de fonctionnement du système fibreux qui réunit le corps entier.

La lésion ostéopathique, nullement vertèbre ou articulation déplacée, est en effet, nous le savons depuis les découvertes du biologiste allemand R Schleipp, un réflexe de contraction du système fibreux (conjonctif) déclenchée par le cerveau archaïque, dont probablement l’amygdale (mémoire des dangers) et effectuée par le système nerveux sympathique qui active les cellules musculaires lisses du tissu conjonctif, cellules identiques à celles des viscères, et découvertes par R Schleipp en 2005(on ignorait leur existence auparavant).
Voir à ce sujet l’article « Définition médicale et scientifique de la lésion ostéopathique (et ses cousines) » sur ce site

L’action de l’ostéopathe consiste donc, par un geste thérapeutique précis, à déclencher un relâchement de ce réflexe, libérant ainsi une zone sous contrainte depuis un traumatisme (le blocage ou « déplacement » selon le langage populaire).

Concernant les lombalgies, en bon scientifique, considérons que s’il y a douleur, il y a nerf irrité ou tissus irrités pour la déclencher.

L’expérience de l’ostéopathe montre qu’il y a chez ces patients une accumulation de plusieurs lésions ostéopathiques, (ces zones réflexes de blocage articulaire) comprenant en général une cheville (entorse), une sacro-iliaque (articulation entre l’os du bassin et le sacrum), séquelle des chutes sur les fesses, et une ou plusieurs lésions intervertébrales, associées à un blocage des os de la base du crâne, reliée au sacrum par la dure-mère. Ce mélange provoque une diminution de la mobilité entre le sacrum et la 5° vertèbre lombaire, ou entre 4° et 5° lombaire, voire plus haut.

Le corollaire de cette perte de mobilité discrète, mais que savent palper tous les ostéopathes, est une diminution globale des mouvements naturels entre les vertèbres qui assurent par « pompage » naturel, la nutrition des disques intervertébraux, ces coussins fibro-gélatineux insérés, malheureusement pour eux, mais heureusement pour nous, entre les vertèbres.

Sans les disques, chacun de nos pas nous paraîtrait en effet comme le contact avec la selle du vélo sur un chemin creux sans amortisseur. Ils nous apportent donc le confort.

Mais, et c’est là le point commun retrouvé en pratique ostéopathique chez quasiment tous les lombalgiques, lorsqu’ils sont tassés, ce qu’on appelle alors pincement discal, les douleurs surviennent, car les vertèbres se rapprochant, mettent à l’étroit les racines nerveuses émergeant chacune, facétie de Dame Nature, entre deux vertèbres.

C’est ainsi que s’installent lombalgies, sciatiques, cruralgies, et même les moins connues névralgies cervico-brachiales (douleurs irradiant dans le bras) à partir des cervicales.

La médecine officielle ne tient aucun compte de ces facteurs, et c’est fort dommage, car les soins d’ostéopathie, à la condition de n’effectuer ni manœuvre en rotation, ni craquement, se présentent comme le complément idéal aux soins médicaux apportés à ces patients.

La récupération des disques, selon les techniques spécifiques aux ostéopathes permet (statistiques personnelles basées sur plus de 6000 cas et un Mémoire sur le sujet), dans plus de 90% des cas, de résoudre le problème douloureux et de voir les patients recommencer à dormir normalement, puis reprendre leur travail, souvent sans avoir besoin de poursuivre un traitement devenu sans objet, ceci dans un délai qui oscille entre 8 et 15 jours.

L’ostéopathie est dans ce domaine, une source d’économies considérables pour la Sécurité Sociale, qui n’a pourtant aucune considération pour notre discipline (Nous payons même beaucoup plus cher que les professions de santé pour nous assurer nous-mêmes à la Sécu !). Ces économies sont évaluées dans l’article « À quoi sert l’ostéopathie en France » paru sur le site de l’ostéopathie : À quoi sert l’ostéopathie en France ? Une revue de la littérature

Petite leçon de pratique

Il ne m’a pas fallu plus de trente secondes pour identifier sur les radios de l’article « Lombalgie fléau moderne » la cause des douleurs du patient affiché sur le négatoscope.
Dans un rachis lombaire normal, lorsqu’on observe les disques intervertébraux (les espaces gris entre les quadrilatères blancs), leur épaisseur doit aller, quand on descend, en croissant de D12-L1 jusqu’à L4-L5 qui doit être le plus gros de la bande. Le dernier disque en dessous, L5-S1, posé sur le sacrum, doit avoir la même épaisseur que L3-L4, situé deux étages au dessus de lui.

Toute variation est un pincement discal.

Sur ces agrandissements, on peut voir que L5-S1 devrait être plus épais (dans l’idéal identique à L3-L4, et L4-L5 devrait être le plus épais du lot.
Ceci signifie que ce patient présente deux pincements discaux pouvant donner des douleurs sciatiques, puisque ces deux niveaux donnent naissance à deux racines du Sciatique.
En remontant plus haut, il semble également que le disque L1-L2 est trop mince, ce qui génère des douleurs lombaires (côté de la région lombaire et douleur enveloppant la hanche par le dessus).
Les pincements discaux, très fréquents chez les lombalgiques, sont les suites lointaines des traumatismes encaissés au niveau du bassin. Le choc initial comporte une compression violente des disques (pris en sandwich) avec probable apparition à ce moment-là de micro fissures autour du noyau gélatineux écrasé, fissures qui ne cicatriseront pas (le disque est peu discipliné de ce côté-là) mais s’agrandiront tranquillement les années suivantes au gré des compressions demandées à la région lombaire.
L’on retrouve là les notions de contraintes mécaniques répétitives évoquées par Madame le Dr Voicu, Rhumatologue, liées à la position assise, les écrans, la voiture.
Mais il faut souligner en toute logique que si ces facteurs seuls étaient responsables, 100 % de la population qui travaille assise souffrirait de lombalgies, or nous savons qu’il n’en est rien, fort heureusement.
Le facteur différentiel est le pincement discal post traumatique qui ne va pas répondre normalement à ces sollicitations, qui ne provoquent pas de problèmes chez les patients non porteurs de pincement discal.
Il reste donc, pour soulager ces patients, à soigner ces disques, en douceur, sans rotation ni craquement en force, manœuvres très préjudiciables aux disques, déjà fragiles.
C’est le travail des ostéopathes, mécaniciens du corps.
Les mutuelles ne s’y trompent pas qui remboursent maintenant pour la plupart d’entre elles une ou deux séances d’ostéopathie par an, sur facture.
Les ostéopathes se trouvent dans les pages jaunes, et par le bouche à oreille.

Pierre RENAUDEAU
Ostéopathe D.O., M.R.O.F
Auteur Bénévole pour la Profession Ostéopathe.



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