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Ostéopathe en gériatrie

Sébastien Forget
 
Créé le : samedi 13 juin 2015 par Sébastien Forget

Dernière modificaton le : lundi 11 mars 2024

Ostéopathe en gériatrie

Sébastien Forget


Sébastien Forget

Enseignant en ostéopathie gériatrique à l’Ecole Supérieure d’Ostéopathie (ESO) de Paris-Marne la Vallée, créateur et responsable du Certificat d’Études Spécialisées en ostéopathie gériatrique (formation continue) de l’ESO.
Spécialiste d’ostéopathie gériatrique, enseignant-chercheur, Sébastien Forget est ostéopathe DO. Il partage son temps entre une activité libérale (Ruillé-sur-Loir, Saint Calais et Montoire) en centre hospitalier (Château-du-Loir) et dans des Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

Le Site de l’Ostéopathie remercie Sébastien Forget de l’avoir autorisé à publié ces documents.


 Entretien avec un étudiant motivé par la prise en charge de nos aînés

Animé d’une farouche volonté de soulager la douleur des personnes âgées en institution et empreint de valeurs humanistes, Sébastien Forget, étudiant ostéopathe, souhaite mettre à la disposition des établissements sanitaires et médico-sociaux français une nouvelle compétence : l’ostéopathie gériatrique

COMMENT EN ÊTES-VOUS VENU À L’OSTÉOPATHIE GÉRIATRIQUE ?

Après des études de kinésithérapie, j’ai suivi un cursus en ostéopathie à temps complet. Contrairement à beaucoup de médecins, je considère en effet que ce n’est pas une simple adjonction technique à un parcours scientifique, mais une discipline à part entière, qui mérite d’être abordée en tant que telle. Avant l’obtention de mon diplôme, en 2009, je n’avais pas particulièrement l’intention de travailler en gériatrie. L’envie m’est venue quand j’ai entendu un médecin généraliste dire à une femme âgée qu’il était normal qu’elle souffre, « puisqu’elle était vieille et usée »… J’ai trouvé ces propos scandaleux : on peut toujours faire quelque chose pour aller mieux ! J’ai décidé de consacrer une thèse à l’ostéopathie gériatrique ; elle a d’ailleurs été publiée cet été dans La revue de l’ostéopathie. Les résultats montrent que l’ostéopathie permet de diminuer les douleurs de moitié, que les patients aient d’ailleurs toute leur raison ou non — ce qui prouve qu’il n’y a pas d’effet placebo en l’occurrence… Nous avons également obtenu une diminution de 37 % de la prise en charge médicamenteuse pour ce qui concerne les antalgiques de palier 1. CQFD !

EST-CE QUE L’OSTÉOPATHIE GÉRIATRIQUE PRÉSENTE DES SPÉCIFICITÉS ?

Les personnes âgées hospitalisées ne peuvent pas être abordées n’importe comment, d’autant qu’elles n’ont pas fait la démarche de consulter un ostéopathe, comme un patient en cabinet, et qu’elles subissent déjà un traitement lourd. Elles se sentent dépossédées de leur corps. Il faut apprendre à communiquer avec elles et à les mettre en confiance. De plus, le milieu hospitalier a son propre mode de fonctionnement : il faut le connaître un tant soit peu, sans quoi on court à la catastrophe. C’est pourquoi j’ai créé un Certificat d’études spécialisées (CES) en ostéopathie gériatrique. Nous faisons ainsi découvrir aux étudiants le fonctionnement d’un centre hospitalier en leur montrant quelle peut être la place de l’ostéopathie dedans. Ça leur permet de ne pas se retrouver en situation d’échec et, au passage, de décrédibiliser la profession aux yeux de personnes qui ne la connaissent pas toujours.

RECOMMANDEZ-VOUS À DE JEUNES OSTÉOPATHES DE SE LANCER ?

Si l’on en croît l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la population âgée de plus de 65 ans aura triplé d’ici à 2050, et celle de plus de 85 ans aura même été multipliée par sept. Or les deux tiers des douleurs dont elles souffrent concernent l’appareil locomoteur et, par conséquent, l’ostéopathie au premier chef. Il y a donc bien une opportunité à saisir pour les jeunes ostéopathes. Mais attention ! Trop souvent, je vois des praticiens fraichement diplômés, qui rêvent de travailler dans le domaine sportif par exemple, se tourner vers la gériatrie par dépit, parce que la conjoncture est difficile et qu’ils ont besoin d’argent. C’est une terrible erreur ! L’ostéopathie gériatrique suppose une approche particulièrement délicate et sensible : si vous y allez à contrecœur, peut-être même en considérant que ça n’est pas valorisant, vous ferez du mal aux patients et vous n’arriverez à rien. Si, en revanche, vous avez conscience que c’est une voie extraordinaire et particulièrement humaine, je ne saurais que trop vous encourager à vous lancer.
Propos recueillis par Agnès Maillard - Source : Doi : SGER-03-04-2009-14-76-1268-6034-101019-200901345 - SOiNS GÉRONTOLOGIE - n° 76 - mars/avril 2009


Autres documents


 La revue de l’ostéopathie n° 10 - 2013

Ostéopathie-Psychologie : prise en charge pluridisciplinaire de la douleur chez la personne âgée institutionnalisée. Sébastien Forget, Robert Meslé, Sylvain Dancer, Grégory Landurier. La Revue de l’Ostéopathie. 2013 ;10:15-22.

Résumé
Objectif
 : évaluer l’efficacité du Traitement Général Ostéopathique (TOG) sur la douleur et la qualité de vie de patients âgés institutionnalisés.
Méthodes : Première étape : 200 patients répartis par randomisation bénéficiant d’un TOG ou d’un simple toucher. Deuxième étape : 400 patients répartis par randomisation en quatre groupes de 100 : TOG seul, prise en charge psychologique seule, association des deux, ou témoins non traités. L’évaluation des traitements a été faite sur la douleur, la qualité de vie, la dépression et le sommeil en utilisant des échelles validées.
Résultats : Pour les deux étapes, les améliorations de la douleur, de la qualité de vie et du sommeil sont très hautement significatives pour les patients traités en ostéopathie quelles que soient leurs capacités cognitives. L’efficacité de la prise en charge psychologique est très hautement significative pour le sommeil : l’effet est plus important pour le groupe associant psychologie et ostéopathie.
Conclusion : L’ostéopathie améliore le confort du patient âgé, diminue l’intensité de la sensation douloureuse ressentie, permet une épargne médicamenteuse et limite les effets secondaires des médicaments chez des personnes déjà polymédicamentées.
Mots-clés : ostéopathie, vieillissement, psychologie, algie, gériatrie, traitement ostéopathique général, MOS SF-36.



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