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L’ostéopathie est-elle une dérive thérapeutique ?

Créé le : samedi 2 avril 2016 par Jean Louis Boutin

Dernière modificaton le : dimanche 5 novembre 2023

Selon l’ordre des MK, l’ostéopathie crânienne est une dérive thérapeutique.

Quelles compétences juridiques a-t-il pour qualifier ainsi la médecine ostéopathique de dérive d’activités de soin ? (mise à jour le 3/04/2016)

Dérive - Gravure du 18e siècle
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« Nous avons bien conscience que l’ostéopathie est bien plus qu’une accumulations de simples techniques. Elle est une médecine à part entière, avec une philosophie et un concept. Celui de ne pas traiter seulement un corps et encore moins une partie d’un corps, mais de traiter le corps, l’esprit et la conscience. De redonner la vie ». (Malo Richeux & Dominique Laigneau - Guide pratique d’apprentissage de l’ostéopathie fasciale et tissulaire. Édition Sully 2016, p.15).


 Qu’est-ce qu’une dérive ?


Le Petit Robert (1994) donne comme sens premier « déviation d’un navire par rapport à sa route sous l’effet des vents et des courants », et l’encyclopédie Wikipédia « l’écart entre le cap et la route d’un navire ».
Au sens figuré, la “dérive” est une pratique (ou une politique) qui diffère de celle annoncée par ceux qui la mènent ; on parlera alors de dévoiement, de détour voire de dérapage avec le sens d’une déviation incontrôlée d’un processus.

L’ostéopathie considère le patient comme un tout - corps, âme, esprit - et l’interrelation que l’ostéopathe propose à ses patients à travers son toucher est une relation unique qu’il est le seul à pratiquer.
Pour cela l’ostéopathe a à sa disposition un ensemble d’outils que l’on peut envisager comme des techniques, mais qui ne peuvent à elles seules résumer un traitement ostéopathique. Ce n’est pas parce que l’ostéopathe emploie une technique structurelle que toute la boite à outils de l’ostéopathe se résume au structurel.
Parmi l’ensemble de ses outils diversifiés, l’ostéopathe, en fonction de sa formation, de ses pratiques, de la nécessité pour le patient - selon son âge, sa pathologie, etc. - va employer l’ostéopathie dans le champ crânien (l’ostéo crânienne), l’ostéopathie structurelle, l’ostéopathie fonctionnelle, l’ostéopathie viscérale, l’ostéopathie des fascias, l’ostéopathie tissulaire, la fasciapraxie, le traitement ostéopathique général (TOG), etc., etc. Et dans chaque partie, la méthodologie ou la technicité peut changer en fonction de la formation de l’ostéopathe : C’est la raison pour laquelle l’ostéopathe est un praticien réflexif. Prendre, de l’ostéopathie, une seule partie pour dire qu’elle n’a aucune valeur est un a priori qui choque parce que cette séparation ne tient compte que de l’aspect EBM alors qu’il s’agit d’un ensemble qui ne peut pas être divisible (1) : il n’existe pas de spécialisation en ostéopathie, et il n’existe pas d’ostéopathe crânien, d’ostéopathe viscéral, d’ostéopathe fonctionnel, d’ostéopathe structurel, etc. Mais certains ostéopathes peuvent avoir des orientations pratiques (ostéopathie pédiatrique, tissulaire, biodynamique, etc.) tout comme certains médecins qui ont des pratiques préférentielles ou des prescriptions spécifiques en première intention favorisant telle prescription plutôt que telle autre comme la kinésithérapie, les anti-inflammatoires, les antibiotiques, etc.
Sortir une technique de son contexte global ostéopathique est un non sens !

1. Rappelons que dans la théorie des systèmes, le tout ne se réduit pas à la somme de ses parties et que tout phénomène est considéré comme un ensemble indivisible qui ne peut être défini par la simple somme de ses parties. Séparé l’ostéopathie crânienne de l’ostéopathie est prendre une partie pour le tout : c’est donc bien un contre sens !


 L’ostéopathie est-elle une dérive thérapeutique ?


Article de J.-Y. Baudot :Les dérives partielles premières.
Image publiée avec l’autorisation de l’auteur.
Le Site de l’Ostéopathie remercie Y. Baudot pour son autorisation.

La notion de dérive thérapeutique s’attache essentiellement aux « pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique » (PNCVT - Voir : Les dérives sectaires dans le domaine de la santé). Ces pratiques ont toutes un point commun : de ne pas être reconnues, au plan scientifique, par la médecine conventionnelle et donc de ne pas être enseignées au cours de la formation initiale des professionnels de santé.

Or l’ostéopathie et l’ostéopathie crânienne entrent-elles dans cette définition ?

L’ostéopathie n’a pas à proprement parler de fondement scientifique au sens où la science l’entend actuellement, c’est-à-dire qu’elle n’a pas démontrée par des études en double aveugle et avec placebo selon l’EBM, l’Evidence Based Medicine, la réalité de son action, de ses effets et de ses résultats, pas plus que la validité de ses concepts, de sa philosophie et de son art. Mais est-elle pour cela une dérive thérapeutique ?

Si la réponse à cette question était effectivement positive, comment peut-on expliquer alors

1. sa reconnaissance par l’article 75 de la loi n°2002-303 du 04 mars 2002 relatif à l’usage du titre d’ostéopathe ?
2. La définition de ses actes et de ses conditions d’exercice par le décret n°2007-435 du 25 mars 2007
3. Le cadre réglementaire comportant un référentiel de formation et un référentiel métier de la profession d’ostéopathe (Décret n° 2014-1505 du 12 décembre 2014 et Arrêté du 12 décembre 2014)
4. L’ensemble du dispositif - même s’il est critiquable - d’agrément des établissements de formation en ostéopathie (Décret n°2014-1043 du 12 septembre 2014)

L’ensemble de ces textes montre et démontre que l’ostéopathie n’est pas une dérive thérapeutique puisqu’elle est reconnue, encadrée, définie par des textes législatifs et réglementaires. L’ostéopathie est devenue grâce à l’ensemble de ces textes une profession réglementée. Elle n’a plus rien à faire avec ce qui est visée dans les dérives thérapeutiques en tant que pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique.

En ce sens, les arguments de l’ordre des MK n’ont pas lieu d’être et n’ont aucune valeur.

Se posent alors d’autres questions : Quelles compétences l’ordre des MK a-t-il pour la qualification juridique de dérive d’activités de soin ? et accessoirement quelles compétences l’ordre des kinés a-t-il pour la qualification juridique de l’ostéopathie ?


 Compétences de l’ordre
pour les dérives d’activités de soins.


Dans ses communiqués, l’ordre des MK fait référence à un certain nombre d’articles du code de la Santé. Ainsi, est-il fait appel aux articles L1110-5, R 4321-80, R 4321-87 du code de la santé publique.

Article L1110-5, modifié par la LOI n°2016-87 du 2 février 2016 - art. 1 :

Toute personne a, compte tenu de son état de santé et de l’urgence des interventions que celui-ci requiert, le droit de recevoir, sur l’ensemble du territoire, les traitements et les soins les plus appropriés et de bénéficier des thérapeutiques dont l’efficacité est reconnue et qui garantissent la meilleure sécurité sanitaire et le meilleur apaisement possible de la souffrance au regard des connaissances médicales avérées. Les actes de prévention, d’investigation ou de traitements et de soins ne doivent pas, en l’état des connaissances médicales, lui faire courir de risques disproportionnés par rapport au bénéfice escompté. Ces dispositions s’appliquent sans préjudice ni de l’obligation de sécurité à laquelle est tenu tout fournisseur de produits de santé ni de l’application du titre II du présent livre.
Toute personne a le droit d’avoir une fin de vie digne et accompagnée du meilleur apaisement possible de la souffrance. Les professionnels de santé mettent en œuvre tous les moyens à leur disposition pour que ce droit soit respecté.

Cet article fait partie du Livre Ier : Protection des personnes en matière de santé, Titre Ier : Droits des personnes malades et des usagers du système de santé, Chapitre préliminaire : Droits de la personne. En aucun cas il est propre à la kinésithérapie et permet seulement au patient d’être protégé de tout excès de pouvoir du corps médical.

S’il est mentionné « au regard des connaissances médicales avérées » il est rappelé que ces soins « ne doivent pas lui faire courir de risques disproportionnés par rapport au bénéfice escompté ». Or, en ce cas précis de l’ostéopathie, aucune preuve n’a été apportée de risques déterminés par rapport au bénéfice escompté.

Et le dernier paragraphe rappelle l’obligation pour les professionnels de santé de « mettre en œuvre tous les moyens à leur disposition » l’ostéopathie est et peut être un moyen de soulagement des douleurs pour tous ceux qui souffrent, et l’absence de soins ostéopathiques pourrait alors être considérée comme une perte de chance pour le patient.


 Soins fondés sur les données actuelles de la science


Chapitre Ier du titre II du livre III de la quatrième partie - Section 4 Déontologie des masseurs-kinésithérapeutes - Sous-section 2  : Devoirs envers les patients  : 

Article R. 4321-80

Dès lors qu’il a accepté de répondre à une demande, le masseur-kinésithérapeute s’engage personnellement à assurer au patient des soins consciencieux, attentifs et fondés sur les données actuelles de la science.

Cet article du code de déontologie des MK ne définit pas ce que sont les soins fondés sur les données actuelles de la science. Or, il est évident que de nombreuses techniques de kinésithérapie appliquées par les professionnels n’ont jamais été validées par l’EBM. Exemples :

Le cas du massage

Enseigné et pratiqué par l’ensemble des professionnels il y a quelques années, le massage a été largement dévalué en pratique kinésithérapique au point qu’actuellement, il est le plus souvent abandonné et rares sont les professionnels qui pratiquent des massages, ce qui a donné le champ libre à toutes sortes de massages de bien-être pratiqués par des non kinésithérapeutes…

Le cas de la kinésithérapie respiratoire

La kinésithérapie respiratoire pratiquée en France a-t-elle démontrée la preuve de son efficacité ? Si l’on en juge par la librairie Cochrane, onlinelibrary.wiley.com, il n’en est rien.
Peut-être serait-il utile que l’ordre des MK se penche sérieusement sur ce sujet et donne son avis sur cette technique qui - selon les mêmes critères que pour l’ostéo crânienne - pourrait être une dérive thérapeutique !

D’ailleurs la revue Prescrire a fait sa une en 2012 sur Bronchiolites des nourrissons : pas de kinésithérapie respiratoire et leur conclusion est sans appel :

« En pratique : pas de kinésithérapie respiratoire en cas de bronchiolite. En 2012, on dispose de données solides montrant que, chez les nourrissons atteints de bronchiolite, la kinésithérapie respiratoire a une balance bénéfices-risques défavorable, y compris avec la technique habituellement utilisée en France. Mieux vaut épargner cette épreuve aux bébés ».

Suite au tollé des kinésithérapeutes français, Prescrire a publié le communiqué suivant :

« En pratique, à l’hôpital, il est justifié de ne pas proposer de kinésithérapie respiratoire en traitement de la bronchiolite. En soins ambulatoires, faute de données fournies par des essais comparatifs, la kinésithérapie respiratoire systématique n’est pas justifiée. Sa balance bénéfices-risques reste à évaluer de manière comparative rigoureuse sur des critères tangibles et pertinents ».


 Proscrire le charlatanisme


Article R 4321-87.

Le masseur-kinésithérapeute ne peut conseiller et proposer au patient ou à son entourage, comme étant salutaire ou sans danger, un produit ou un procédé, illusoire ou insuffisamment éprouvé. Toute pratique de charlatanisme est interdite.

Ici, c’est un article de sauvegarde : toute pratique non éprouvée ou de charlatanisme est à proscrire. Évidemment !

Est-ce à dire que l’ostéopathie est une pratique illusoire, insuffisamment éprouvée ou du domaine du charlatanisme ? S’agit-il alors de dire que la pratique de l’ostéopathie est non éprouvée, illusoire, charlatanesque ? et que les plusieurs millions de personnes qui vont consulter les ostéopathes chaque année en France vont voir des charlatans ?

On voit bien là qu’il y a imprécision dans les termes. Une grande partie de la médecine générale, de la kinésithérapie n’a jamais été prouvée par l’EBM. Faut-il supprimer ces pratiques ? Combien de médicaments sont-ils prescrits sans avoir été identifié comme bénéfiques ? Où à l’inverse, combien d’anti-inflammatoires - pour ne prendre que ceux-là - ont-ils provoqués des conséquences plus graves que la raison pour laquelle ils ont été prescrits ? Et pourtant, malgré cela, ils sont toujours prescrits !


 En guise de conclusion


L’ordre des MK s’appuie sur peu de choses pour donner ses avis couperets et il serait peut-être temps qu’il s’intéresse à son objet, la kinésithérapie, et non aux pratiques qui ne sont pas de son domaine. Ce n’est pas parce qu’il a publié son rapport sur le MKO (MK-Ostéopathe) que l’ordre a droit de juger l’ostéopathie et l’ostéopathie crânienne !

Car l’ostéopathie reste une autre manière de pratiquer des soins en tenant compte de la globalité de l’être humain et une manière peu iatrogénique. La preuve de ce que nous avançons vient du tarif des assurances en responsabilité civile des ostéopathes : le tarif est l’un des plus bas des professions de soins, toute tendance confondue en y incluant les professions de santé. D’ailleurs si nous étions à risques, pourquoi les mutuelles se seraient-elles empressées de rembourser les consultations d’ostéopathie ?

Peut-être assiste-t-on à un changement de paradigme chez les kinésithérapeutes, changement initié par le nouvel organigramme de l’ordre des MK qui semble se diriger plus vers la thérapie manuelle orthopédique (MTO) en abandonnant l’ostéopathie car cette dernière n’ayant pas encore pu ou su démontrer scientifiquement son efficacité ni valider ses principes et sa philosophie - mais le peut-elle avec l’EBM ? - n’offre pas la possibilité aux kinésithérapeutes d’être reconnus par le courant de physiothérapie qui prédomine dans le monde, et notamment dans le monde anglo-saxon. De plus, comme le souligne le site sur la TMO,

« À l’entrée dans le XXIe siècle, de nombreux physiothérapeutes/kinésithérapeutes spécialisés dans le domaine de la Thérapie Manuelle Orthopédique effectuent des travaux de recherche clinique pour évaluer l’efficacité de ces approches. Ils ont permis d’éliminer des pratiques dangereuses et de favoriser des prises en charge plus sûre en s’appuyant sur des résultats cliniques. Ils permettent de faire évoluer les connaissances et construire les pratiques sur des données scientifiques plus rigoureuses (les pratiques multimodales sont mises en avant). Cela a permis à la Thérapie Manuelle Orthopédique d’être reconnue comme une spécialité à part entière pour les kinésithérapeutes dans certains pays » (2).

L’ordre des MK considère peut-être à l’heure actuelle qu’il est temps de passer à la 3e phase de toute création doctrinale ou philosophique puisque l’ostéopathie existe - même si elle n’est pas validée - mais elle est insignifiante, ridicule et dangereuse alors que réinventée à travers la TMO, elle va devenir évidente et ils revendiqueront - bien sûr - l’honneur de l’avoir découverte (3).

Et en dernière analyse, ne peut-on se poser la question de savoir si l’Ordre des MK confirmant sa position sur une dérive possible de l’ostéopathie, pourquoi continuer à partager un titre avec des médecins et des ostéopathes exclusifs ?


 En résumé


1. L’ordre des MK n’a pas la compétence pour décider et juger de ce qu’est l’ostéopathie et encore moins l’ostéopathie dans le champ crânien, même si nous reconnaissons que le rapport sur lequel s’appuie l’ordre des MK apporte un éclairage intéressant malgré certaines lacunes et erreurs de lecture.

2. L’ordre des MK a émis un jugement de valeur sur une médecine, l’Ostéopathie, qui ne peut faire ses preuves avec les méthodes d’évaluations conventionnelles - bien que ces méthodes soient utiles pour les soins conventionnels - même si, dans ces conditions, certaines de ces méthodes ont mis en évidence que des techniques ostéopathiques, bien que dépourvues de sens, étaient efficaces.

3. La reconnaissance institutionnelle n’a rien avoir avec la validation scientifique bien que ce soit derrière cette validation scientifique que les professionnels de santé se cachent pour ostraciser l’ostéopathie.


 Notes


1. Rappelons que dans la théorie des systèmes, le tout ne se réduit pas à la somme de ses parties et que tout phénomène est considéré comme un ensemble indivisible qui ne peut être défini par la simple somme de ses parties. Séparé l’ostéopathie crânienne de l’ostéopathie est prendre une partie pour le tout : c’est donc bien un contre sens !

2. Cf. Historique de la Thérapie Manuelle Orthopédique. Cet article a été supprimé sur le site !

3. C’est Arthur Schopenhauer (1788-1860), reprise par la suite par William James (1842-1910) qui, le premier, a émis ce concept des 3 phases de la création de toute doctrine :

« Toute vérité franchit trois étapes. - D’abord, elle est ridiculisée. - Ensuite, elle subit une forte opposition. - Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence ». (A. Schopenhauer)

« Toute doctrine traverse trois phases : on l’attaque d’abord en la déclarant absurde ; puis on admet qu’elle est vraie, évidente mais insignifiante ; enfin, tardivement, on reconnaît sa véritable importance et ses adversaires revendiquent l’honneur de l’avoir découverte ». (W. James)

(Citation publiée par Georges Paturet dans le tome I de son Traité d’anatomie humaine, Ostéologie, arthrologie, myologie. Paris, Masson, 1951).

Tout récemment, Idriss ABERKANE - Chercheur et Ambassadeur de l’Unitwinunesco - cese, a repris ce concept en disant :

« Toute révolution, scientifique, politique, philosophique, morale, dans l’histoire de l’humanité, est systématiquement passée par trois étapes : d’abord considérée comme ridicule, ensuite considérée comme dangereuse, et enfin considérée comme évidente ».

Cf. Le biomimétisme - Audition de Idriss ABERKANE - Chercheur et Ambassadeur de l’Unitwinunesco - cese. tab Pour aller plus loin


 Pour aller plus loin


  • Daniel GROSJEAN - Faut-il avoir peur d’une dérive thérapeutique ? Réflexion à propos de la Microkinésithérapie (format pdf), article paru dans la revue Profession Kiné (l’article a été enlevé du site !) Voir cependant ce Rapport de recherche présenté par : Thibaud RIVAL
  • Dr Luc Perino - Evidence Based Medicine : critique raisonnée d’un monopole.

    1ère. partie : Aux sources de l’EBM
    2e partie : l’EBM est un progrès réel dans l’histoire de la médecine, son monopole un recul de la science clinique
    3e partie : Les « hors-sujet » de l’EBM

  • Gödel, l’ostéopathie, l’ordre des kinésithérapeutes ou le mauvais sort des médecines parallèles...

    Gödel était un mathématicien qui un jour nous a démontré deux théorèmes, le théorème d’incomplétude et celui d’indécidabilité ; Si vous n’êtes qu’approximativement versé sur les maths, il suffit juste de comprendre que dans un système clos, un ensemble au sens mathématique, toute démonstration peut être cohérente, c’est-à-dire ne pas présenter de faille logique, mais il est impossible de démontrer toutes les propositions faites et il en est forcément une qui est indémontrable et dont on aurait pu prendre la proposition inverse pour obtenir un système aussi cohérent mais différent sans que l’on puisse décider laquelle des propositions est vraie. Pour se faire il faut un système plus grand pour démontrer le premier, mais ce dernier système plus grand est aussi indécidable sans un système plus grand encore … à l’infini. 
     => Lire la suite de l’article

  • Les théorèmes d’incomplétude de Gödel

    Les théorèmes d’incomplétude de Gödel sont deux théorèmes célèbres de logique mathématique, publiés par Kurt Gödel en 1931 dans son article Über formal unentscheidbare Sätze der Principia Mathematica und verwandter Systeme (en) (« Sur les propositions formellement indécidables desPrincipia Mathematicaet des systèmes apparentés »). Ils ont marqué un tournant dans l’histoire de la logique en apportant une réponse formelle et négative à la question de la cohérence des mathématiques posée plus de 20 ans auparavant par le programme de Hilbert.

    Le premier théorème établit qu’une théorie suffisante pour y démontrer les théorèmes de base de l’arithmétique est nécessairement incomplète, au sens où il existe des énoncés qui n’y sont ni démontrables, ni réfutables (un énoncé est démontrable si on peut le déduire des axiomes de la théorie, il est réfutable si on peut déduire sa négation). On parle alors d’énoncés indécidables dans la théorie.

    Le second théorème traite le problème des preuves de cohérence d’une théorie : une théorie est cohérente s’il existe des énoncés qui n’y sont pas démontrables ; par exemple on exprime souvent la cohérence de l’arithmétique par le fait que l’énoncé 0 = 1 n’y est pas démontrable. Sous des hypothèses à peine plus fortes que celles du premier théorème on peut construire un énoncé exprimant la cohérence d’une théorie dans le langage de celle-ci. Le second théorème affirme alors que si la théorie est cohérente cet énoncé ne peut pas en être conséquence, ce que l’on peut résumer par : « une théorie cohérente ne démontre pas sa propre cohérence ».
    Source : Wikipédia



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