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L’ostéopathie est-elle en mouvement ?

Créé le : vendredi 20 janvier 2023 par Cyril Clouzeau

Dernière modificaton le : vendredi 20 janvier 2023

Merci de participer, en répondant à ce questionnaire en ligne, cela prend 3 ou 4 minutes, et de le diffuser à votre entourage, patients, praticiens, étudiants
Merci

https://docs.google.com/forms/d/1HR44UHypU2AQl39XviTu2776JCqeiCl_r-czXkavhWU

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 En ce début d’année 2023, où l’on dresse toute promesse et résolution, la lecture de la carte démographique de Klemen et Konrad [1], que je félicite pour leur assiduité à nous fournir des chiffres, est à double lecture. La première est de se féliciter d’un tel déploiement de l’ostéopathie en France, donnant à penser son succès et son plébiscite publique avéré depuis que l’on sait qu’un quart des français consulte annuellement [2] leur ostéopathe.

 La deuxième est moins souriante, si on se rapproche des chiffres autrefois, en 2001, proposés comme base d’étude de marché, fixant à 5000 habitants par ostéopathe, le seuil de bonne vie professionnelle. Et, pour finir cette introduction, 2023 verra le chiffre des 40000 ostéopathes atteints, pour une population de 69 millions d’habitants, soit sans complexifier mes mots, un constat évident : la France est le pays du monde ayant la plus grande densité professionnelle d’ostéopathe : 1 ostéopathe pour 1725 habitants.

  Et alors ?

 Ne serait-il pas temps de bouger un peu la profession vers un statut et une situation claire, précise, en donnant à l’ostéopathie le niveau de preuve, le statut médical, et le grade de formation master, en inscrivant par exemple les écoles privées sous une tutelle universitaire de leurs régions respectives, offrant une reconnaissance encore plus légitime ?

 Ah, oui, discours déjà tant de fois lu, entendu, auquel on ne croit plus, trop, mais, collègues ostéopathes, où est la flamme, où est le cri ( Cranial Rythmique Impulse) qui devrait, à mon humble avis, pousser avec les nouvelles générations d’ostéopathes, les portes de la complémentarité, de la synergie de soins avec les partenaires de santé ?

 2020-2022 nous a montré que nos savoirs ne tiennent pas et vaillent au moindre virus mutant venu de l’est, et que nos IRM si puissants, et nos systèmes si complexes sont anéantis intellectuellement par quelques nucléotides et acide désoxyribonucléiques.

 Alors ? Abdiquer ? se contenter de ce qu’on a, tel qu’on est avec la joli petite phrase mentale : « oh, on est quand même pas mal, en y réfléchissant, hein, rappelles toi avant 2002, c’était bien pire, et ces procès, moi je dis qu’on est pas mal comme ça »

 Et bien NON, NON et NON : nos patients savent qu’on leurs fait du bien, on leur doit de leur expliquer comment, pourquoi, et tout en gardant une part de mystère qui fait la beauté de la nature humaine, nous devons tous, donner le sens, de nos actes, nos paroles quand nous sommes enseignants, et arrêter de dire, ça marche, et faites-moi confiance, ça fait 20 ans que je pratique ! NON, cela n’a jamais suffi, et ne suffira jamais à nourrir les esprits.

  Comment y remédier ? En développant la recherche en ostéopathie : oui, j’entends déjà en vos tête, oh , mais encore le refrain de la recherche, mais oui, c’est la base. Décrire ce que l’on fait, par des registres épidémiologiques, et des descriptions ethnographiques, sociologiques de nos actes et consultations, adopter une sémantique commune pour donner nos gestes, et s’unir autour de principes qui nous fédèrent.

 Mais on a déjà fait, mais la recherche est réductrice, et toujours les mêmes excuses ou freins à la production de savoirs, et toujours s’en remettre à l’avis des sages experts… NON !
 Nous, enseignants, formateurs, avons un devoir envers les étudiants qui eux, ont des droits : apprendre les principes et la philosophie, l’essence de l’ostéopathie, un art manuel majeur, qui se positionne en médecine préventive, et curative pour les troubles fonctionnels du corps. Une pratique manuelle éclairée, fondée sur la physiologie et l’anatomie spécifique unique et relative de chaque être humain. Non, il n’y a rien de commun et de général, toute anatomie est relative et représentative d’un individu. Bien évidemment que l’ostéopathie est subjective, et que ce n’est pas une science, cela va de soi, et reste une évidence, mais c’est cette évidence qu’il faut décortiquer. Il faut déplier la boulette épistémologique ostéopatique, et montrer aux partenaires, aux acteurs et décideurs de santé, qu’il y a, dans l’ostéopathie les potentialités de compréhension, non pas des maladies, mais du corps humain. Car demain, ce n’est plus contre les maladies qu’il faut lutter, la médecine allopathique y arrive très bien, non, nous, ostéopathes, c’est le corps humain qu’on doit upgrader, améliorer, en faisant attention à son mode d’emploi : il faut lire la notice.

 Bien manger, bouger, avoir une hygiène de vie, mentale, physique, spirituelle, et appliquer des principes de vies sains, justes et ancestraux, adaptés à nos civilisations, et savoir se servir d’un corps qui est vraiment bien construit, et qui sait s’auto-réguler, à la condition de s’en servir dans ses normes physiologiques de fonctionnement.
  Il faut lire la notice ! Et, nous ostéopathes, on sait percevoir, et comprendre la notice de chaque être humain, alors soyons conseillers, donnons, le vrai, le beau, le pur de l’ostéopathie, et je m’engage avec vous a livrer avant les 150 ans de l’ostéopathie, le 22 juin 2024, les bases publiques d’une médecine ostéopathique.

 Comment ?

 Pour finir ce billet d’humeur ? ces vœux partagés ? J’ose dire que l’année sera bonne si l’ostéopathie évolue. Et vous avez entièrement le droit de ne pas être d’accord, c’est la base de la liberté, je propose, à ceux qui le veulent d’être partenaire de cette mission, car en France, le ministère de la santé est aussi un ministère de la prévention. Et notre ministre de la santé François Braun a demandé, le 14 décembre 2022 à 8h45 à la galerie des fêtes de l’assemblée nationale, s’il fallait attendre d’être malade pour parler de notre santé ? ou si on pouvait penser le développement de la politique de prévention en France pour les années à venir, en proposant un calendrier opérationnel et des fonds conséquents autour d’axes de recherche précis.
  Alors ? Vous croyez que j’allais rester calme et tranquille au coin de la cheminée que je n’ai pas ?
  NON, allons enfants de Still, (pensée à Alain Andrieux) Allez, venez et aidez-moi à faire, que certains d’entre nous attendent, mais n’osent engager, allez j’y vais, go, je suis prêt à entendre, à être critiquer, mais à avancer sur les chemins de papa Still, mais oui, Andrew, l’ostéopathie est une médecine, et je donnerai le reste de mon énergie à défendre cette position. Je suis fermement déterminé, quels que soient les obstacles à gravir.

 Alors c’est du Cyril ? Ben non, c’est Cyril qui porte le projet, mais ce projet est nommé Still24, et sera publique, encadré par une formation que je suis à l’université de Lorraine, en master en épistémologie, pour structurer mes écrits dans le cadre de mémoire de recherche, et d’articles à publier dans des revues ostéopathiques, évidemment, mais aussi scientifiques, de grade B et A.

  Et non, j’ai pas peur des sciences, qui ne réduiront pas l’ostéopathie a des gestes, mes amis de pensées, ont produit le meilleur article jamais produit en France, LC osteo [3] [4] en mars 2021, et quand je constate l’accueil que vous, certains ostéopathes lui avez réservé, en ayant lu que 3 lignes sur 100, c’est vrai que j’ai pensé que la recherche était morte.

  Mais cela n’a duré que quelques mois, car en étudiant la psychologie, la psychanalyse, la philosophie des sciences, les mathématiques, l’histoire, l’anthropologie, la sociologie et l’éthnologie, j’ai trouvé que ces sciences étaient les piliers d’un projet pluri scientifique, que je vais conduire, au pire, seul, mais au mieux, avec vous, qui, motivés, allez m’aider et me rejoindre, vers un mouvement respiratoire secondaire majeur, donnant à l’ostéopathie son vrai rang de médecine manuelle fondée sur les faits.

  Et oui !

 Expérimentations cliniques et hospitalières suivront, et j’ai retrouvé mes amis, lyonnais, parisiens, bretons, bref de toutes écoles et lieux où jamais la passion de l’explication ne s’est éteinte.
  Alors pour finir, ce qui n’est qu’un début, je vous demande de lire et de répondre à ce questionnaire en ligne, qui me permettra de savoir avec qui nous pouvons construire deux mains, celle de la pratique raisonnée, et celle de la pratique qui restera éternellement un art, car l’ostéopathie par essence une poïèse existentielle dont l’applicabilité est le corps en mouvement.

 Donc ?
 Bougeons ! ensemble !

Cyril
cyril.clouzeau chez gmail.com


Merci de participer, en répondant à ce questionnaire en ligne, cela prend 3 ou 4 minutes, et de le diffuser à votre entourage, patients, praticiens, étudiants
Merci

https://docs.google.com/forms/d/1HR44UHypU2AQl39XviTu2776JCqeiCl_r-czXkavhWU

Je remercie Michel Chêne et l’Ostéo4pattes-Site de l’Ostéopathie d’accepter de partager ce texte.

[1Klemen SEVER et Konrad FLORKOW, osteopathes.pro, site web : https://www.osteopathes.pro/fr/cartographie

[2Odoxa, Les Français et l’ostéopathie - Etude pour l’UPO (Unité Pour l’Ostéopathie). Disponible ici : https://holistea.fr/ressources/Odoxa%20pour%20UPO-septembre%202019.pdf

[3Etude LC-osteo : les résultats publiés dans le JAMA Internal Medicine. Disponible ici : https://seralpar.aphp.fr/actualité/recherche/etude-lc-osteo-les-résultats-publiés-dans-le-jama-internal-medicine



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