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Consultation ostéopathique chez le chien dysplasique des hanches

Créé le : jeudi 18 août 2022 par Amélie Remoissonnet, Kimberley Smith, Morgane Le Brun, Romain Jolly

Dernière modificaton le : jeudi 25 août 2022
















Ecriture encadré par :
National Institute of Animal Osteopathy


Consultation ostéopathique chez le chien dysplasique des hanches


RÉSUMÉ


  Cet article s’intéresse à l’une des pathologies orthopédiques les plus répandues chez les chiens à savoir la dysplasie des hanches. Il s’agit d’une malformation de cette articulation qui a une origine génétique et environnementale. L’objectif est d’apporter des axes d’actions ostéopathiques afin de donner du confort et de l’aide aux chiens dysplasiques.

  Des propriétaires de chiens dysplasiques et des ostéopathes animaliers ont répondu à des questionnaires afin de déterminer les besoins des chiens atteints de cette pathologie.

  Cet article reprend l’ensemble des points sur lesquels l’ostéopathe animalier doit se concentrer, dans le cadre d’une consultation ostéopathique sur un chien dysplasique. Il explique les informations à en tirer et les conseils à apporter. Un protocole de rééducation est proposé spécialement pour ces chiens. L’ostéopathie peut agir en complément des traitements vétérinaires ou en prévention afin de stabiliser la pathologie

MOTS-CLÉS : dysplasie, hanche, chien, ostéopathie, rééducation, consultation.

Osteopathic consultation for dogs with hip dysplasia


ABSTRACT


  This article focuses on one of the most common dog orthopedic pathologies, namely hip dysplasia. It is a malformation of this joint which has a genetic and environmental origin. The objective is to bring axes of osteopathic actions in order to give comfort and help dysplastic dogs.

  Owners of dysplastic dogs and animal osteopaths answered questionnaires to determine the needs of dogs with this pathology.

  This article resume all points that an animal osteopath must be focused on during an osteopathic consultation. This document explains informations that a practitioner can collect and advices to be given. A rehabilitation protocol is proposed especially for these dogs. Osteopathy can act in addition to veterinary treatments or this can be prevention in order to stabilize the pathology.

KEYWORDS : dysplasia, hip, dog, osteopathy, re-education, consultation

---Article---


Introduction


  La dysplasie des hanches est une malformation de cette articulation. C’est une pathologie multifactorielle. Elle peut avoir une cause génétique héréditaire, alimentaire ou encore liée à l’activité.

  Cette étude a pour but d’analyser l’impact de la sphère digestive sur le développement de la dysplasie des hanches. En effet, ces organes sont responsables de la régulation des nutriments et des molécules nécessaires au développement de la hanche.

  A l’aide des recherches effectuées et des connaissances acquises, différentes méthodes ostéopathiques pour agir sur la dysplasie des hanches vont être proposées. Cette partie va suivre le déroulement d’une séance d’ostéopathie. De cette manière, l’ensemble des points clefs observables chez un chien diagnostiqué dysplasique ou un chien qui n’a pas encore été diagnostiqué seront abordés.


  Pourcentage de l’avis des ostéopathes concernant l’intervalle des consultations

Tous les 3 mois
Tous les 6 mois
Tous les mois
Moins d’un mois

Anamnèse


  L’anamnèse a pour but de recueillir les informations importantes auprès du propriétaire. L’ostéopathe commence à comprendre le fonctionnement de l’organisme du chien par rapport à son mode de vie. Cela permet d’avoir une idée de la manière dont le patient devra être abordé pour sa séance ostéopathique.

Race :
Certaines ont des prédispositions génétiques à la dysplasie (chien de grande race comme le berger allemand et de petite race comme le cavalier king charles).

  Ci-contre, consultation d’un berger allemand au sein d’un élevage.
  Les parents sont testés avant d’être mis à la reproduction. Les chiots ont une radiographie de dysplasie vers l’âge de 8 mois afin d’être confirmés. Ainsi, la sélection permet d’éviter au maximum l’apparition de la pathologie via la composante héréditaire. Cependant, la praticienne contrôle l’état de l’articulation coxo-fémorale puisque la dysplasie est multifactorielle.

Age : permettre d’adapter la consultation.
Chiot : prévention et diagnostic ostéopathique, suivi de la croissance.
Adulte : confort, accompagnement et limitation de l’aggravation des lésions.
Chien âgé : confort.

Statut reproducteur : Connaitre les impacts sur son système génital.
Hérédité de la conformation, de la qualité des tissus et de la pathologie.
Impact hormonal, risque de tumeurs.
Si stérilisé il faut prendre en compte la cicatrice.

Lieu d’acquisition :
Elevage : chez certaines races les parents sont testés pour la dysplasie (berger allemand).
Refuge : antécédents non connus (risque de trouble de la croissance, carence, comportement).
Particulier : non professionnel (risque de carence, trouble de la croissance, comportement).

Comportement : approche de l’animal au cours de la consultation.
Sa relation avec le propriétaire, autres animaux.

Milieu de vie :
Lieu de couchage en hauteur, escalier : impact ostéoarticulaire.
Jardin, autres animaux : possibilité de se défouler, activité, repos après la consultation

Activité :
Compagnie : temps de balade adapté en fonction de l’âge.
Sport ou Travail : race et âge adaptés, sollicitation des structures ostéoarticulaires, musculo-tendineuses et ligamentaires, temps de repos, échauffement, objectifs sportifs, rééducation adaptés.

Type d’alimentation : adapté au chien en fonction de l’âge, la race, le poids et l’activité.
Compléments alimentaires.
Problème lors de la prise des repas et d’assimilation.
Fréquence adaptée au chien et à ces potentiels problèmes.

Vaccination, vermifuge, identification :
Prévention, problèmes digestifs liés aux maladies, infestations.

Autres pathologies et traitements possibles :contre indication si pathologie aigue et traitement en cours.
Connaitre ce que l’organisme a déjà subi comme perturbations pour les prendre en compte dans la compréhension de l’organisation du schéma lésionnel.
Dysplasies des hanches : radiographies, traitements, opérations, quotidien avec la pathologie.

Antécèdent ostéopathique :
Adapter la séance s’il s’agit de sa première consultation, dysfonctions récurrentes (lien environnement et pathologie), interroger le propriétaire sur la récupération du chien après la séance.

Motif de la consultation :
Adapter la séance à la demande.
Gestion de la pathologie, confort, prévention, autres problèmes observés.
Prendre en compte les interrogations du propriétaire sur la santé de son animal.


Examen palpatoire


  La palpation ostéopathique a pour but d’observer les zones de chaleur, de sensibilité, de déformation, de densité, les asymétries musculaires ainsi que la sphère viscérale.

Schéma de l’examen palpatoire du chien dysplasique de hanche

Différentes articulations lombaires peuvent être sensibles et chaudes.

Organes impactés par les dysfonctions lombaires via les plexus vasculo-nerveux qui émergent de cette zone.

Tension du muscle erector spinae de part la rigidification de l’arrière-train pour limiter la douleur.

Le postérieur en pathologie sera moins utilisé par le chien afin de limiter la douleur. Cela entraine des amyotrophies des muscles fessiers et quadriceps fémoral.


Report du poids sur l’avant-main pour limiter la surcharge sur les postérieurs douloureux.


Il en résulte des tensions musculaires et hypertrophies notamment des muscles pectoraux, trapèzes, supra-épineux et brachio-céphaliques.

Postérieur sain en compensation. Hypertrophies des muscles fessiers et quadriceps peuvent être observées.

Inflammation de la hanche dysplasique : chaleur, douleur

  Un questionnaire [1] a été soumis aux ostéopathes animaliers afin d’avoir les zones, exposées ci-dessus, qui ressortent le plus souvent lors de la palpation d’un chien dysplasique.


Examen dynamique et statique


Quelques signes observables sur la position et la démarche d’un chien dysplasique des hanches

  L’ostéopathe observe son patient en statique afin de relever une position antalgique, la conformation ou les aplombs.

  Ensuite, il examine la locomotion de son patient. Il fait ceci avant son intervention et éventuellement après pour voir les changements obtenus. Cela est nécessaire afin d’observer une boiterie potentielle et surtout comprendre comment le chien évolue avec son schéma lésionnel.

  Avec les notions indiquées ci-dessus le praticien pourra confirmer la dysplasie ou évoquer une suspicion pour qu’il puisse entreprendre les démarches auprès d’un vétérinaire pour qu’il pose le diagnostic.


Testing


Schéma présentant les étages articulaires et leurs liens avec les organes et leurs fonctions

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Schéma présentant le lien anatomique entre les viscères

  Les testings permettent de cibler les restrictions de mobilité au sein du corps. Ils peuvent être d’ordre ostéo-articulaire, musculaire et viscérale.

  Les schémas vous présentent les liens qu’ont les restrictions ostéo-articulaires des vertèbres lombaires avec les organes. Effectivement, une restriction d’une articulation vertébrale peut atteindre la fonction d’un organe via les structures qui émergent du rachis et qui se terminent aux viscères.

  Ils vous présentent également le lien qu’ont les organes entre eux. Ainsi, un organe en restriction pourra impacter d’autres viscères par leurs liens anatomiques.

Intérêt de comprendre l’impact des organes dans le cas de la dysplasie - Relation structure fonction.

👉 click ici pour agrandir👈


Traitement


Technique structurelle directe

  Dans l’idéal, il faut placer le chien au carré. Le praticien amène l’articulation dans les paramètres de la restriction. Une fois la barrière motrice atteinte, il est possible de réaliser un trust.

Technique fonctionnelle indirecte

  Le praticien place le chien au carré et amène l’articulation dans les paramètres de la dysfonction. Les paramètres sont amplifiés jusqu’à ce que le chien réalise une contraction réflexe des muscles opposés à la dysfonction.

Techniques à exclure

  Ne pas surcharger les hanches au cours des manipulations. Eviter de faire sauter le chien sur un de ses postérieurs. De plus, il ne doit pas être laissé en appui sur un seul postérieur. Il faut également proscrire les mises en tension lombaires. En effet, cette technique met en pression l’articulation coxo-fémorale, reporte beaucoup de poids sur le postérieur à l’appui. Elle demande également une abduction importante qui peut être particulièrement douloureuse chez ces chiens.

Traitement tissulaire

  Le praticien place ses mains en regard de la localisation de l’organe, du muscle ou de l’articulation concerné. Il doit appliquer les paramètres tissulaires de Pierre Tricot nécessaires à ce traitement. Il y a les paramètres objectifs et les paramètres subjectifs. Tout d’abord, les paramètres objectifs vont être expliqués. Le praticien commence par être pleinement présent avec son patient, ça lui permet d’entrer en relation avec la structure vivante. Les paramètres subjectifs en découleront. Le deuxième paramètre objectif c’est l’intention. Il consiste à se dire mentalement ce qu’il souhaite faire. Pour finir, le praticien porte son attention sur la zone qu’il contacte. Une fois ces paramètres mis en place, il peut ajouter les paramètres subjectifs. Le premier est la densité, il faut contacter par une pression progressive le tissu et suivre la direction spontanée des fibres. Ensuite c’est la tension, elle nécessite une légère contraction des muscles de la main. Ce paramètre permet d’améliorer le mouvement et les tissus peuvent libérer leurs énergies nocives. Le dernier paramètre est la vitesse. Elle permet d’accompagner les cycles de libération des tissus. Lorsque le point d’équilibre est atteint, le processus est terminé.

Les cervicales

  La consultation ostéopathique peut se poursuivre par un travail sur les cervicales, en particulier les cervicales basses. En effet cette zone est compensatrice de l’arrière-main en pathologie. Le mauvais fonctionnement des hanches oblige l’avant main à tracter durant la locomotion.

La charnière thoraco-lombaire

  En agissant sur cette articulation, il peut avoir un impact sur l’estomac, le foie et la portion proximale des intestins. En effet, ces organes sont réinformés par l’intermédiaire du plexus cœliaque (nerfs, vaisseaux sanguins, vaisseaux lymphatiques).

Les lombaires

  En corrigeant une restriction de mobilité de la première lombaire par rapport à la deuxième lombaire, le praticien agit sur les intestins par l’intermédiaire du plexus mésentérique crânial.

 En régularisant une dysfonction de la 2e lombaire par rapport à la 3e, l’ostéopathe peut améliorer le fonctionnement des reins grâce au plexus rénal qui se détache en regard de cette articulation.

 En travaillant sur L5L6, il y a une action sur les intestins grâce au plexus mésentérique caudal.

Travail sur les hanches, le chien est couché

  Chauffer la zone avec les mains puis réaliser un travail musculaire type massage sur les muscles spasmés.

  Commencer par une rotation interne de la hanche. Puis, effectuer une rotation externe qui est moins agréable lors de dysplasie. Prendre tout le membre et le mettre en position neutre (perpendiculaire au bassin et parallèle au sol). Ne pas placer de main sur l’articulation coxo-fémorale. Effectuer trois à quatre mouvements dans les deux paramètres. Il est possible d’aller jusqu’à cinq.

  Poursuivre en réalisant une protraction suivi d’une rétraction. Il faut bien revenir au neutre avant de changer de paramètre. La rétraction peut être compliquée à réaliser, il faut y aller progressivement.
  Continuer en demandant une abduction en se servant de tout le postérieur comme bras de levier.

  Pour finir, mettre le chien sur le dos avec le propriétaire qui tient la tête afin d’éviter qu’il ne se remette sur le ventre. Le praticien se place derrière le chien et réalise une extension des postérieurs en les mettant parallèles entre eux. Cet exercice peut être réalisé une à deux fois.


Rééducation


La rééducation de la dysplasie de la hanche est déterminante pour le futur de l’animal. Elle permet de réduire la douleur occasionnée, de muscler la zone, d’améliorer le mouvement et de limiter le développement de la dysplasie.

Voici la rééducation proposée avec dans le tableau les exercices suivant un protocole sur 3 semaines, leurs nombres de répétition et la durée à respecter.

Sans signes cliniques Signes cliniques
Douleur/gêne
Marche En fonction du chien 10 minutes minimum
Exercices
A faire 2x par jour si possible


Total de répétition par scéance
Debout 4 répétitions
2 secondes
2 répétitions
X
Sphinx 3 répétitions
+
2 répétitions
Amplitude faible
Weight balance 3 répétitions 2 répétitions
Weight transfer 3 répétitions
2 secondes
2 répétitions
X
Barre au sol 2 allers-retours
+
1 aller-retours
Foulées normales
Two on two off 4 répétitions
2 secondes
2 répétitions
X
X : ne pas maintenir l’exercice   + : à adapter en fonction des capacités

Exercice
  Semaine 1 
  • Debout
  • Weight balance
  • Weight transfer
  • Sphinx
  •   Semaine 2  
  • Barre au sol
  • Debout
  • Weight balance
  • Weight transfer
  • Sphinx
  •   Semaine 3  
  • Barre au sol
  • Debout
  • Weight balance
  • Weight transfer
  • Sphinx
  • Two ON two OFF

  • Debout

     La position debout demande au chien d’être parfaitement au carré. C’est à dire les 2 antérieurs alignés sur une même ligne. Même chose pour les 2 membres postérieurs. Ils doivent être d’aplomb, c’est à dire suivre une ligne verticale. Contrairement à ce que l’on peut voir ci-contre, puisqu’ici le chien à un membre postérieur en arrière par rapport à son homologue.

      Bien réalisé, cet exercice permet le gainage des muscles de tout le corps.

      Comme représenté sur la photo, l’encadrement du chien améliore sa position debout puisqu’il est parfaitement au carré. Pour se faire, poser au sol un support peu élevé, un peu plus long et plus large que le chien (tapis). De cette manière, il évitera de dépasser ce cadre.

    Weight Balance

      Pour cet exercice, il convient de placer une main de chaque côté du bassin afin de provoquer un balancement d’un côté puis de l’autre. Il faut prendre le temps de revenir au point neutre entre chaque mouvement.

      Dans un premier temps, il est possible de travailler sur l’acceptation du poids sur les membres. Le balancement est réalisé sans maintenir le report du poids.

      Ensuite, augmenter progressivement l’amplitude du mouvement.

      Pour finir, si les étapes précédentes sont maitrisées, exercer une pression en allant chercher une résistance. Lors du balancement, rester dans le mouvement quelques secondes. Le chien cherchera à se remettre au point neutre et le propriétaire résistera avec sa main.

      Ce mouvement permet d’améliorer la proprioception et la souplesse des muscles du chien en limitant l’adhérence des tissus. De plus, le report de poids permet une coaptation des articulations ce qui a pour effet de solliciter les composantes articulaires (liquide synovial, capsule, tendons et ligaments).

    Weight Transfer

     Lors de weight transfer, le propriétaire prend le postérieur et le soulève du sol. Réaliser une série avec le membre gauche puis avec le membre droit. Pour les premières fois, si le chien à des difficultés à s’équilibrer, le propriétaire peut l’aider en lui maintenant le thorax, en passant son bras sous le tronc.

     Les effets sont similaires aux actions du weight balance : travail de la proprioception, la souplesse et le report de poids.

      Le postérieur soulevé doit être au neutre. Ni trop haut, ni trop en avant ou en arrière.

      Sinon cela aura un impact sur les articulations postérieurs en créant une compression. Il peut également y avoir un impact sur le rachis, en induisant une flexion et une extension de celui-ci.

      Bien veiller à ce que le chien soit au carré et bien en appui sur ses 3 membres au sol.
      Ci-contre, le chien à ses 3 membres au sol trop loin de son centre de gravité créant un déséquilibre pour la réalisation de l’exercice.

    Barres au sol / Mikado

    Barres au sol : 3-4 barres parallèles posées au sol écartées de 20-30cm environ.

    Mikado : 3-4 barres croisées au sol

      Ces deux exercices travaillent la proprioception et le mouvement de la hanche, il doit faire plusieurs aller-retour sans les toucher.

    Two ON two OFF

      Pour cet exercice, le chien doit poser les antérieurs sur le sol et les postérieurs sur une marche surélevée. De faible hauteur pour commencer, comme on peut le voir ci contre avec un tapis replié. Le but est d’éloigner progressivement le centre de gravité vers l’avant. Cela permet d’étirer la ligne du dessus, de renforcer la sangle musculaire de l’avant main et d’entrainer une extension du bassin.
      Pour ce faire, s’aider d’une croquette pour que le chien vienne s’étendre vers l’avant. Bloquer à l’aide de l’avant bras les postérieurs pour qu’ils n’avancent pas.
      Veillez à ce que la demande à l’aide de la croquette se fasse dans l’axe du corps (pas de déviation vers la droite ou la gauche).

      De plus il vaut mieux faire la demande vers le bas plutôt que vers le haut. On peut voir la différence d’aptitude du chien ci-contre lorsqu’il a la tête vers le haut ou vers le bas. Effectivement lorsque sa tête est vers le haut, il ne peut pas effectuer les objectifs recherchés lors de cet exercice.

    Sphinx

      Demander au chien de se coucher en décubitus sternal, c’est à dire sur le ventre, les antérieurs étendus vers l’avant et les postérieurs repliés sous lui de manière symétrique. Ici, les postérieurs devraient être plus dans l’axe et moins rotation externe.

     A l’aide d’une croquette, chercher à l’étendre progressivement vers l’avant, dans son axe, sans qu’il ne se déplace ou se lève. Ainsi le chien devra réaliser un étirement du dos et une bascule du bassin en extension.

    Conseils : physiothérapie et compléments alimentaires

      ll existe différentes thérapies qui aident à diminuer la douleur et l’inflammation, remuscler et redonner de l’amplitude à l’articulation. Chacune de ses thérapies doit suivre un protocole défini par le vétérinaire et être réalisée par un professionnel.

      De nombreux compléments alimentaires peuvent être donnés par le vétérinaire afin de soutenir les composants de l’articulation et limiter leur dégradation, ce sont les chondroprotecteurs.


    Conclusion


      La dysplasie des hanches est une pathologie qui peut être contraignante en fonction du stade, de la gêne et de la douleur engendrées. C’est une pathologie qui a plusieurs origines, elle est dite multifactorielle. Il y a plusieurs leviers sur lesquels il est possible d’agir. Les objectifs des interventions sont d’éviter l’apparition de la pathologie, limiter son développement et apporter du confort au chien. Le principe de cet article, montre qu’en favorisant le bon fonctionnement du système digestif, l’ostéopathie peut agir sur la dysplasie des hanches. Ceci en permettant une régulation correcte des nutriments nécessaires au développement et au fonctionnement normal de l’articulation

      Lors de l’anamnèse, pour avoir des informations sur la pathologie, le praticien doit poser toutes les questions nécessaires. Ceci permet d’évaluer l’impact de la dysplasie des hanches sur l’organisme du chien ainsi que de prendre en compte ses conditions de vie.

      La palpation met en avant les zones sur-sollicitées, sensibles, hypertrophiées ou amyotrophiées. De ce fait, l’ostéopathe perçoit les compensations mises en place par le corps. Ces dernières lui permettent de se réadapter par rapport à la maladie. De plus, la sphère viscérale est inspectée afin d’évaluer la mobilité et la motilité des organes.

      L’examen locomoteur révèle les contraintes imposées au corps pendant les déplacements du chien. Cela confirme ou apporte des précisions par rapport à la palpation.

      L’ostéopathe animalier teste tout le corps pour comprendre le schéma lésionnel. Il met en lien toutes les informations recueillies depuis le début de la consultation. A partir de là, il établit un ordre de priorité de traitement ostéopathique. Il doit répondre aux besoins du chien le jour de la consultation et lui apporter du confort. Il doit prendre en compte les mouvements difficiles et contre-indiqués pour préserver les hanches dysplasiques.

      Pour finir, l’ostéopathe conseille une rééducation adaptée au chien afin de le muscler et d’apporter un bon maintien des hanches. De plus, il faut aider l’animal à récupérer de la mobilité au niveau de ses articulations ainsi qu’à se rééquilibrer. De cette manière, les compensations sont limitées.


    Voir notre mémoire complet en PDF sur la 👉 Bibliothèque de l’Ostéo4pattes-SDO 👈


    [1JOLLY R, LE BRUN M, REMOISSONNET A, SMITH K. La dysplasie des hanches chez le chien. [Mémoire de fin d’étude]. 2022. 67p
    disponible ici : https://biblioboutik-osteo4pattes.eu/spip.php?article802



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