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Éléments de réflexion à propos des fascias

Bruno Bordoni et Emiliano Zanier
Créé le : vendredi 7 février 2020 par Bruno Bordoni, Emiliano Zanier, Pierre Renaudeau

Dernière modificaton le : vendredi 7 février 2020

 Présentation

Les auteurs :

Bruno Bordoni  : Department of Cardiology, IRCCS S Maria Nascente, Don Carlo Gnocchi Foundation, Milan, Italy - CRESO Osteopathic Centre for Research and Studies, Milan, Italy - Correspondence : Bruno Bordoni ; Email : bordonibruno chez hotmail.com
Emiliano Zanier : CRESO Osteopathic Centre for Research and Studies, Milan, Italy - EdiAcademy, Milan, Italy - Correspondence : Emiliano Zanier, Email : fisioheal chez yahoo.it

Titre original : Clinical and symptomatological reflections : the fascial system
J Multidiscip Healthc. 2014 ; 7 : 401–411. 10.2147/JMDH.S68308

Résumé
Chaque structure de corps est enveloppé dans le tissu conjonctif, ou fascia, créant une continuité structurelle qui donne la forme et la fonction à tous les tissus et organes. Actuellement, il ya encore peu d’information sur les fonctions et les interactions entre le continuum aponévrotique et le système du corps. Malheureusement, dans la littérature médicale, il ya peu de textes expliquant comment la stase aponévrotique ou un mouvement modifié des différentes couches conjonctives peuvent générer un problème clinique. Certes, le fascia joue un rôle important dans la transmission de la tension mécanique, afin de contrôler un environnement inflammatoire. Le continuum aponévrotique est essentiel pour transmettre la force musculaire, la coordination motrice correcte et pour préserver les organes dans leur site ; le fascia est un instrument essentiel qui permet à l’individu de communiquer et de vivre de façon autonome. Cet article examine ce que la littérature offre sur les symptômes liés au système aponévrotique, en essayant de connecter l’information existante sur la continuité du tissu conjonctif et des symptômes qui ne sont pas toujours clairement définis. À notre avis, connaître et comprendre ce système complexe de fascias est essentiel pour le clinicien et d’autres praticiens de la santé pour trouver la meilleure stratégie de traitement pour le patient.
Mots clés : Fascia, ostéopathie, lombalgie, nuque, douleur

Abstract
Every body structure is wrapped in connective tissue, or fascia, creating a structural continuity that gives form and function to every tissue and organ. Currently, there is still little information on the functions and interactions between the fascial continuum and the body system ; unfortunately, in medical literature there are few texts explaining how fascial stasis or altered movement of the various connective layers can generate a clinical problem. Certainly, the fascia plays a significant role in conveying mechanical tension, in order to control an inflammatory environment. The fascial continuum is essential for transmitting muscle force, for correct motor coordination, and for preserving the organs in their site ; the fascia is a vital instrument that enables the individual to communicate and live independently. This article considers what the literature offers on symptoms related to the fascial system, trying to connect the existing information on the continuity of the connective tissue and symptoms that are not always clearly defined. In our opinion, knowing and understanding this complex system of fascial layers is essential for the clinician and other health practitioners in finding the best treatment strategy for the patient.
Keywords : fascia, osteopathic, low back pain, neck, pain.

 Introduction : Définition du fascia

Chaque structure du corps est enveloppée dans un tissu conjonctif, ou fascia, ce qui crée une continuité de structure participant à la forme et à la fonction de chaque tissu et organe. [1-6] (et probablement même à la forme du corps entier, NdT). Le corps humain doit être considéré comme une unité fonctionnelle, où chaque zone est en communication avec une autre via le continuum fascial, qui est par conséquent à l’origine d’un parfait équilibre de la tenségrité.[5] (La tenségrité est, en architecture, la faculté d’une structure à se stabiliser par le jeu des forces de tension et de compression qui s’y répartissent et s’y équilibrent (réf Wikipédia), voir aussi l’article de Pierre tricot. NdT). La littérature médicale ne propose pas une définition unique du fascia, car celui-ci varie en termes d’épaisseur, de fonction, de composition, et de direction suivant sa localisation. Le tissu fascial se distribue de façon égale à travers le corps entier, enveloppant, interagissant, et pénétrant les vaisseaux sanguins, les nerfs, les viscères, les méninges, les os et les muscles, créant des couches variées à différentes profondeurs, et formant une matrice tridimensionnelle métabolique et mécanique. [6, 7] Le fascia devient un organe qui peut affecter la santé d’un individu. [8] La prise de conscience de ses fonctions et de ses domaines d’influence devient d’une grande portée démonstrative pour une perspective plus générale sur la santé et le bien-être du patient. (fig1)

D’un point de vue embryologique, le système fascial prend son origine dans le mésoderme, bien que d’après certains auteurs, ce réseau conjonctif puisse être partiellement observé dans les crêtes neurales de l’ectoderme, avec une prédilection pour les zones crâniennes et cervicales. [8-10].

La couche la plus externe est dénommée fascia sous-cutané ou tissu conjonctif lâche (aréolaire). [7-11] Cette couche est constituée de plusieurs niveaux, chacun avec une quantité variable de fibroblastes (cad : cellules conjonctives), disposées de manière désordonnée et noyées dans une substance gélatineuse connue comme matrice extracellulaire, où se trouvent de nombreuses molécules (c-à-a : glycosaminoglycanes, protéoglycanes et des polysaccharides comme l’acide hyaluronique). [3-12] Cette couche superficielle n’est pas localisée exclusivement sous le derme, mais elle infiltre le corps entier, enveloppant les organes et formant leur stroma (support conjonctif d’une cellule, d’un tissu ou d’un organe. note du traducteur), les branches neurovasculaires, et les différents fascias des régions musculaires, se reposant finalement sur le fascia profond. [13-15]. Le fascia superficiel est formé de différentes couches dont la formation facilite le glissement d’une couche sur l’autre, tout comme pour les structures enveloppées ou au contact du fascia sus-mentionné. [12-15] Le nombre de couches du fascia superficiel et la quantité de substances qu’il contient dépend de la quantité de graisse, du sexe et de la localisation dans le corps. [12 ; 13] Le fascia superficiel est riche en eau, organisée en cristaux liquides. [16] Les différentes couches communiquent grâce à un système microvacuolaire, qui est chacun composé des mêmes structures que le fascia superficiel. C’est un réseau microscopique, en ce qui concerne les vaisseaux et les nerfs, dans des directions variées et hautement plastique. [11] Selon certains textes, à l’intérieur du fascia superficiel existe un maillage vasculaire indépendant des circuits lymphatique et sanguin. Il est nommé le système canalaire de Bonghan et est supposé faciliter la communication entre les différentes parties du corps. [17-21] Ce système est formé de la même substance qui compose le fascia superficialis. [9]

Le fascia profond est la dernière couche conjonctive avant d’arriver au contact des structures coporelles (cad : les os et les muscles), et les systèmes viscéral et vasculaire. Il est caractérisé par différentes couches de tissu conjonctif lâche. [3 ;22] Son système vasculaire et lymphatique est bien développé avec de nombreux corpuscules proprioceptifs, particulièrement les corpuscules de Ruffini et Pacini. [22] C’est une couche fibreuse moins extensible, avec des fibres de collagène disposées plus régulièrement, épaisses et parallèles entre elles. Elle est riche en acide hyaluronique. [7, 22]

Selon certains auteurs, le fascia entourant les organes est un fascia séreux, mais en fait, il est la prolongation du fascia profond. [1, 23]

Toutes les couches de fascia contiennent un nombre variable de fibroblastes capables de se contracter, connus comme myofibroblastes. Ils contiennent un type d’actine semblable à celle que l’on retrouve dans le système digestif, (c-à-d : actine des muscles lisses type alpha). [6] La recherche scientifique a prouvé que le système fascial est innervé par le système nerveux autonome sympathique. [6] (Travaux de R Schleip, NdT) 

 Symptômes : Faits et hypothèses

L’ensemble (continuum) fascial est essentiel pour transmettre la force musculaire, pour une coordination motrice correcte, et pour la protection des organes en leurs sites. Le fascia est un instrument vital qui permet à l’individu de communiquer et vivre indépendamment (autonome, note du traducteur). La transmission de la force est assurée par l’intégrité fasciale, ce qui se retrouve dans la force musculaire produite. La tension produite par les sarcomères se traduit en activité musculaire, utilisant les différentes couches des régions contractiles (épimysium, périmysium, endomysium) (le maillage fibreux conjonctif entremélé aux faisceaux musculaires, note du traducteur), dans des directions et vitesses variées. (Fig 2) [6,11,24,25].

Le tissu conjonctif peut contrôler l’orientation des fibres musculaires, de manière à renvoyer la force dans une autre direction et de rendre la transition de tension plus fluide et plus ergonomique. [24] Le système fascial est riche en récepteurs proprioceptifs, particulièrement les corpuscules de Ruffini et de Pacini, surtout dans les zones de transition entre articulation et fascia, et entre le fascia et le tissu musculaire, se mélangeant avec les récepteurs de ces structures [6,8]. Le continuum fascial peut être considéré comme un organe sensitif de la biomécanique humaine qui modifie les schémas posturaux quotidiens.[6, 8 ; 26].

Le système musculaire est une partie du continuum fascial, et quand il est affecté par des pathologies ou des désordres systémiques tels que viscéraux, génétiques, vasculaires, métaboliques et des désordres alimentaires, sa fonction subit une altération non-physiologique ; il y a beaucoup de facteurs épigénétiques (L’épigénétique concerne toutes les modifications engendrées non par l’ADN mais par les influences du milieu extérieur, y compris jusqu’à une régulation de l’activité d’expression des gènes. Elle aboutit à une lecture différente du même code génétique. Réf : www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/dico/d/genetique-epigenetique-136 NdT) qui peuvent conduire à sa modification, comme une réponse à un stimulus mécanotransmis, résultant en une diminution supplémentaire de ses fonctions et propriétés.[27-37] Une fois altéré, le continuum fascial engendre une symptomatologie qui altère l’état de santé de l’individu, développant bien souvent des symptômes qui sont plus significatifs que les paramètres cliniques diagnostiqués avec les moyens diagnostiques médicaux.[38,41] La fatigue chronique, par exemple, peut être reliée au système fascial, particulièrement quand le désordre pathologique a persisté plusieurs années.[42] Des études expérimentales récentes ont montré que des mécanismes physiologiques communs peuvent être impliqués dans la causalité des douleurs musculaires et la fatigue ; les influx nociceptifs provenant du système fascial peuvent modifier les réponses en provenance du système nerveux central.[42] Si l’afférent n’est pas physiologique, l’efférent sera dans la dysfonction et dans la pathologie.[42]

Un niveau croissant de cytokines circulantes provenant du tissu conjonctif, due à des pathologies systémiques, peut développer des douleurs névropathiques. [43,46] Le tissu conjonctif peut transporter directement les signaux douloureux ; en fait, il contient des récepteurs nociceptifs qui peuvent transformer un stimulis mécanique en signal douloureux. En outre, s’il y a des stimulis mécaniques non physiologiques, les propriocepteurs peuvent devenir des nocicepteurs.[3,6,7] il y a beaucoup de raisons qui font que le continuum fascial peut devenir une source de douleur. Les récepteurs nociceptifs synthétisent des neuropeptides qui peuvent altérer le tissu environnant, et générer un milieu inflammatoire. L’épinèvre et le périnèvre, tous deux appartenant au système fascial, sont innervés par le nervi nervorum(fibres sensitives entourant les troncs nerveux, note du traducteur)qui peut développer une sensation douloureuse créant un cercle vicieux, quand ils sont en contact avec des molécules pro-inflammatoires.[6,47] Toutes les couches fasciales nécessitent de l’acide hyaluronique pour glisser les unes sur les autres. Si sa quantité décroit ou s’il n’est pas régulièrement réparti, la capacité de glissement local ou systémique du tissu conjonctif est compromise. Il y a quelques chercheurs qui suggèrent fortement que n’importe quel changement dans la viscoélasticité du système fascial active les nocicepteurs.[3,12] L’acide hyaluronique devient adhérent et moins lubrifié, altérant les lignes de force à travers les différentes couches fasciales.[3] Ce mécanisme pourrait être l’une des causes de la raideur articulaire et de la douleur le matin. En fait la raideur ressentie par certains patients quand ils s’éveillent le matin pourrait être mise en relation non pas avec l’articulation mais avec le système fascial. S’il y a une moindre quantité d’acide hyaluronique, où quand il n’est pas réparti de façon égale, le tissu est déshydraté et présente moins de possibilités de glissement.[3,11,12] La même déshydratation empêche les déchets du métabolisme cellulaire d’être éliminés correctement, stimulant les nocicepteurs. L’accumulation des métabolites altère le pH interne du fascia, créant un environnement extracellulaire plus acide. Ceci aboutit à une physiologie perturbée de l’acide hyaluronique et complique le glissement des différentes couches fasciales, stimulant encore les nocicepteurs.[3,12]

Réduire le glissement des différentes couches limite le fonctionnement du système endocannabinoïde. Il existe une relation proche entre le système endocannabinoïde ou endorphinique et les fibroblastes. Le récepteur cannabinoïde, ou CB1, réside principalement dans le système nerveux, mais il peut être trouvé tout aussi bien dans le système fascial ou dans les fibroblastes, en particulier près de la jonction neuro-musculaire.[48] Cette relation est censée mieux gérer toute inflammation ou douleur originaire du tissu fascial, à mesure que le fascia subit un remodelage continuel au long du jour.[48,49]

Il est supposé que le flux axoplasmique en provenance du ganglion de la racine dorsale transporte certaines molécules aux terminaisons nerveuses distales, dans une tentative de réduire l’information douloureuse émanant des nocicepteurs du continuum fascial. S’il y a une barrière mécanique due à une réduction du glissement fascial, le flux axoplasmique sera entravé, avec comme conséquence le début d’une hyperalgie.[48] Le nerf a la possibilité de s’adapter lui-même en cas de variations de longueur de ses extrémités ou de son tronc. De façon à préserver ses fonctions. En cas de difficultés de glissement des différentes couches qui sont traversées par une structure nerveuse, il se produit une tension neurale, ou une dysfonction neurodynamique, induisant des sensations de douleurs. [3,50] ceci est du à une réduction du flux sanguin intraneural, et à l’élévation des neuropeptides inflammatoires.[50] D’après certains auteurs, la perte d’un glissement correct entre les couches est démontrée par une densité augmentée de l’épaisseur fasciale, qui peut être détectée par ultrasonographie, expliquant la symptomatologie atypique de la douleur chronique. Ce phénomène n’est pas dénommé fibrose, mais densification fasciale.[3,51] (souligné par le traducteur)

Un glissement défectueux du, par exemple, à une cicatrice, entraine une tension anormale, qui affecte ensuite le continuum fascial,développant des symptômes douloureux. [1,52] Les changements de tension peuvent provenir des propriétés contractiles des fibroblastes, générant un tonus fascial qui est indépendant de l’intervention du système nerveux.[1,52,53] Un environnement mécanique non-physiologique stimule un état inflammatoire, avec comme résultante une hyperplasie des fibroblastes et plus avant une densification fasciale, qui ensuite se développe en inflammation chronique et en sensibilisation des nocicepteurs.[10,47,54,55] L’inflammation éprouvée par les fibroblastes augmente l’œdème extracellulaire. Cet œdème ne dépend pas seulement d’une perméabilité vasculaire augmentée, mais aussi du tissu fascial lâche qui attire des liquides en lui. [52] Cet œdème entraine une augmentation de la tension et de la raideur, résultant en difficultés de glissement des couches fasciales et douleurs. [52] Ce scénario pousse le fibroblaste à libérer de l’adénosine tri-phosphate (ATP), ce qui stimule les nocicepteurs.[52,55] Il est probable que les changements de flux physiologiques tels que la lymphe ou le sang, causée par une anomalie de tension ressentie par les fibroblastes, est en relation avec l’une des causes des pathologies locales et systémiques, telles que la formation de tumeur.[52] La sensibilisation des nocicepteurs pourrait découler d’une ischémie locale, causée par une tension non physiologique du fascia, ce qui entrave le fonctionnement normal du muscle squelettique, par exemple sur les points trigger ( gâchette).[56,57] Les récepteurs de la douleur pourraient être activés par des molécules de l’inflammation, ATP et Glutamate (un important neuro stimulateur), une diminution du pH, et d’autres neuropeptides( telles que la substance P et la calcitonine (rapport avec les gènes)[56] (et diminuée dans les algodystrophies, note du traducteur). Ces altérations, qui sont surtout considérées comme des altérations musculaires peuvent aussi être déterminées par des influences viscéralessur les tissus musculaires, prouvant la continuité du système fascial.[57-59]

Les fibroblastes (les fondations du système fascial) ont une incidence sur le système immunitaire, et par conséquent sur le tissu osseux ; ce phénomène est appellé ostéoimmunologie.[47,60] Le système immunitaire et le tissu osseux partagent des interactions moléculaires, comprenant des facteurs de transcription, des molécules signalet des récepteurs de membrane ; en particulier, les ostéoclastes sont stimulés par les cytokines, et vice-versa. [61] Quand les couches du tissu fascial ne glissent pas correctement l’une sur l’autre, de la couche la plus superficielle au périoste, un environnement inflammatoire se développe, soit aigu, soit chronique ; les cytokines résultantes pourraient activer les ostéoclastes et la résorption osseuse, générant de l’ostéoporose sur le long cours. [7,61] C’est probablement l’une des causes produisant des désordres articulaires dans la polyarthrite rhumatoïde. [47]

La densification peut évoluer en fibrose. La fibrose et l’aponévrite résultent d’un désordre du tissu conjonctif affecté par une hyperplasie et une hypertrophie des fibroblastes, due à un environnement inflammatoire chronique, des stress mécaniques non physiologiques et l’immobilité. Des phénomènes de calcification peuvent tout aussi bien être observés. [47] Ces variations morphologiques et fonctionnelles ont pu être vérifiées dans le tennis elbow, ou l’aponévrosite plantaire. [47] Les fibroblastes perdent leur direction physiologique, qui est déterminée par de nouveaux vecteurs de force pathologiques, révélant une organisation chaotique (déstructurée, NDTr). [47,62] En présence d’une aponévrite similaire au tissu cicatriciel, par exemple la contracture de Dupuytren, il y a un pourcentage accru de fibroblastes, qui se transforment ensuite en myofibroblastes, avec un changement de tension conséquent pour le tissu fascial ; le résultat est un cercle vicieux d’inflammation et d’activation des nocicepteurs. [62] L’évènement important qui doit être souligné est que le tissu conjonctif proche d’une aire fasciale en souffrance subit des stimulis mécaniques non physiologiques résultant en dégradations fonctionnelles supplémentaires dans les couches fasciales. [62] Ce mécanisme, qui altère la distribution correcte des tensions ressenties et générées (par le tissu conjonctif NDTr), concerne la totalité du continuum fascial, et toutes les structures qu’il entoure et soutient (ou nourrit, NDTr). [63-65]

 Scénarios cliniques : faits et hypothèses

L’expérience a montré que les patients qui souffrent de douleurs lombaires chroniques présentent une inflammation des fascias locaux, des dégénérescences des fibres collagènes et des microcalcifications, approchant les 25% en moins d’épaisseur du tissu fascial périmusculaire en comparaison avec les sujets non souffrants. [47] Le fascia thoraco-lombaire en entier joue un rôle dans cette condition pathologique. [66] L’absence de glissement dans les différentes couches de la zone lombaire et l’altération morphologique des tissus (fasciaux NDTr) génère une tension mécanique non physiologique, résultant en symptômes de douleur lombaire. [66] Cette condition non physiologique développe un manque de coordination dans l’activation des muscles concernés par le fascia thoraco-lombaire, avec comme résultat une instabilité mécanique de la colonne lombaire et des douleurs. [67] Les symptômes douloureux sont intensifiés par le stress car le fascia est innervé par le système nerveux sympathique, spécialement dans les zones entourant les vaisseaux sanguins. Par conséquent, il est probable qu’il entraine vaso-spasmes et douleurs ischémiques. [47,68] Ceci affecte négativement la posture et la marche. [6,66] D’après les données courantes dans la littérature, nous pouvons assumer (affirmer NdTr) avec force que le tissu conjonctif est davantage sensible que le tissu musculaire dans l’activation des nocicepteurs et l’observation sur les animaux a montré que les neurones médullaires recevant des stimulis nociceptifs des fascias était 4% à 15% plus activés qu’en cas de fascia non enflammé, avec une inflammation du Muscle multifide (région lombaire basse) induite expérimentalement. [68-70] Le fascia thoraco-lombaire se poursuit avec le grand fessier et l’extrémité inférieure, incluant les fascias de la cuisse, de la jambe et l’aponévrose plantaire, du pied, et est en relation étroite avec le plancher pelvien. [65,71-77] Nous pouvons logiquement soulever l’hypothèse d’un problème d’instabilité dans la cheville causée par la connexion anatomique avec le fascia thoraco-lombaire, à cause d’une altération proprioceptive de la continuité fasciale et de la coordination musculaire en rapport. Il a été prouvé qu’une cheville en souffrance cause des désordres uro-génitaux et viscéraux tels des dyspareunies (difficultés ou douleurs lors de l’acte sexuel (NdTr)).[64] ceci peut être expliqué par les connexions musculaires existant entre le plancher pelvien et la cheville (grand droit abdominal, moyen adducteur et triceps sural), induisant une hypertonie de la musculature pelvienne, et par information nociceptive qui, au niveau médullaire, peut entrainer une communication métabolique et électrique antidromique, et impliquer un grand nombre de neurones du métamère, concernant ensuite le viscère (réflexe somato-viscéral). [64,65,78] Le continuum fascial peut aussi entrainer des symptomes dans des zones éloignées du point de dysfonction d’origine, rendant plus difficile le diagnostic du scénario clinique du patient. Pour cette raison, le patient doit être observé comme une seule entité et non comme une collection de segments de corps isolés. [1,65]

Dans la cervicalgie atypique, une altération de l’épaisseur des couches fasciales a été vérifiée, avec comme conséquence une mobilité spinale (vertébrale) altérée et des douleurs. [3,51,79] Cette réduction du mouvement des couches fasciales est nommée stase fasciale, parce que dans cette situation, les fluides fasciaux circulent avec difficulté. L’appareil cervical a une importance fondamentale pour une occlusion correcte et l’équilibre postural. Son dysfonctionnement altère la mastication et la balance posturale. [80-83] Les muscles impliqués dans la mastication, avec l’ouverture et la fermeture de la mandibule, sont entourés par le fascia cervical : les muscles supra-hyoïdiens, le masséter, les ptérygoïdiens, les muscles linguaux et temporaux. [84,85] Nous pouvons raisonnablement soutenir qu’un désordre dentaire peut prendre son origine dans l’épaississement des couches fasciales cervicales ; dans ce cas de figure, une thérapie uniquement consacrée à restaurer la fonctionnalité de l’occlusion sera inefficace si le plan cervical n‘est pas traité.

Le fascia cervical et le contrôle visuel sont en étroite relation. Il y a une variété de réflexes tels le réflexe oculo-vestibulaire (cad, les yeux bougent en réponse à une information vestibulaire), le réflexe optokinétique (Ils bougent en réponse à une stimulation de mouvement visible) et le réflexe oculo-cervical ou oculo-céphalogyre, intervenant quand la tête est en rotation, afin de stabiliser l’image sur la rétine pendant que la tête bouge.[86,87] N’importe quel dysfonctionnement dans la zone du fascia cervical posera problème pour ces réflexes.[86,87] Ceci est du au manque de coordination des zones musculaires appartenant aux couches fasciales cervicales, et à la connexion avec le fascia crânien. [87] Le fascia cervical postérieur superficiel (le prolongement du fascia thoraco-lombaire) qui entoure la ligne nuchale fusionne avec les deux-tiers supéro-latéraux du muscle fronto-occipital. [65,88] Le muscle fronto-occipital court depuis la zone des condyles de l’occiput sous le fascia crânien superficiel, puis à travers une ample aponévrose nommée Galea Aponévrotica, vient en contact avec le ventre musculaire du frontal, passant en pont par-dessus la zone entre os occipital et os frontal. [88] Le fascia superficiel du crâne est relié au fascia temporo-pariétal qui ensuite fusionne avec le ventre musculaire de la portion frontale. [88] Le muscle occipito-frontal est connecté avec le muscle de Muller (cad : le muscle releveur de la paupière NdT) (figure 3). [88]

Le tissu conjonctif du muscle de Muller (cad : le muscle releveur de la paupière NdTr) est riche en mécanorécepteurs (idem découverte R Schleip, Note du traducteur), propres à induire une contraction réflexe du muscle occipito-frontal et garder les yeux alignés pour une posture correcte. [89] Quand il y a une réactivité exagérée des mécanorécepteurs du muscle de Muller, le muscle occipito-frontal est hyper stimulé avec comme résultante une tension chronique de la zone cervicale et des maux de tête.[90] Plus la paupière est abaissée, plus l’extension de la zone cervicale haute est nécessaire, de façon à conserver un bon champ visuel, avec une implication involontaire du système conjonctif des muscles, générant davantage d’hypertonie.[88] Le muscle occipito-frontal est important d’un point de vue ontologique aussi bien que pour la croissance d’un enfant, parce que sa tension est fondamentale pour un développement correct et une régulation morphologique du crâne, et également, il est essentiel pour son influence sur la symphyse sphéno-basilaire pendant la croissance, et pour faciliter le développement d’un bon système de phonation.[91] Le muscle de Muller (cad releveur de la paupière) est connecté avec la capsule de Tenon, entourant le globe oculaire ; en particulier, ils partagent un lien avec les muscles extraoculaires. La capsule de Tenon entoure le nerf optique jusqu’à sa terminaison dans l’œil, fusionnant avec le tissu méningé. [92,93] Nous pouvons avancer l’hypothèse qu’une tension dans l’aire fasciale de la zone cervicale haute va affecter la mobilité du globe oculaire, modifiant le champ visuel et la posture, ou entrainant des troubles liés à la traction fasciale sur le nerf optique, avec une altération des réflexes oculaires. Des études supplémentaires seront utiles. L’intégrité fonctionnelle et tensionnelle (mécanique, Note du traducteur) du tissu fascial joue un rôle majeur dans l’homéostasie de régulation, et garantit au patient une qualité de vie en terme de socialisation et d’indépendance. (figure 4)

L’arbre vasculaire est entouré par le système conjonctif et sa continuité permet au myocarde d’avoir un effet sur toutes les zones perfusées par le sang avec sa systole et sa diastole. [7,94] Le cœur lui-même est entouré d’un réseau tridimensionnel de tissu conjonctif, qui le relie aux poumons et au fascia endothoracique. (Figure 5) [65,95-97]

Ce dernier (fascia endothoracique, note du traducteur) est le prolongement du fascia cervical, qui rejoint le fascia endo et exo crânien à travers les feuilletsdure-mériens. [65] Le réseau cardio-vasculaire a son origine embryologique dans l’ectoderme et le mésoderme, ainsi que le tissu fascial. [8,10,98,99] Le passage du système nerveux, qu’il soit central ou périphérique, concerne le continuum fascial.[7,13-15] Cette connection rapprochée explique la mobilité du cerveau causée par les pulsations cardiovasculaires ; l’activité oscillatoire cérébrale est synchronisée avec la systole et la diastole cardiaque [100] Cette activité concerne l’axe spinal entier et entraîne une poussée caudale au foramen magnum, pendant la systole, et un réflexe crânien, durant la diastole. [100] L’oscillation cérébrale sus-mentionnée est perçue par les ostéopathes au travers des mouvements crâniens. [100,101] des recherches récentes ont prouvé que le toucher humain peut distinguer des objets extrèmement légers ou des vibrations légères. En palpation statique, l’échelle de discrimination en cas de vibration atteint 0,2 mm, alors que la discrimination en touchant une surface en mouvement se mesure en microns. [102] Les oscillations cérébrales ont une incidence sur la sécrétion de fluides cérébro-spinaux[100] Des études récentes ont montré que le LCR est drainé par le système lymphatique, s’écoulant du périnèvre et des gaines périvasculaires aux vaisseux lymphatiques. Quand il est dans le système lymphatique, le LCR s’écoule vers la lame criblée de l’ethmoïde et ensuite vers l’épithélium et la muqueuse nasale. (Figure 6) [103,104]

À partir de là, un système de vaisseaux et de ganglions (nœuds) lymphatiques transportent le LCR au plancher de la bouche et au cou, s’engageant finalement dans le système veineux.[105,107] Quand le cœur souffre d’un trouble du rythme, les patients sont traités avec des drogues pour réguler le rythme ou l’arythmie, ou ils sont traités chirurgicalement, par exemple avec des ablations, ou avec le placement temporaire/définitif d’un pace maker et de défibrillateurs (défibrillateurs cardiaques implantables) (Fig 7) [108-110]

Nous pouvons émettre l’hypothèse que le traitement pharmacologique ou chirurgical qui régule la fréquence cardiaque, aussi bien que l’altération du rythme, altère la production du LCR, et par conséquent altère négativement l’environnement du mucus nasal, entrainant des rhinites et des sinusites. Un déséquilibre dans la quantité de LCR peut altérer l’environnement immunologique, que ce soit cérébral ou systémique, car il transporte beaucoup de substances (cad des électrolytes, des catabolites, des hormones, des neuropeptides). [100,104,107] Une homéostasie perturbée du mucus nasal et du nerf olfactif peuvent entrainer des désordres des voies respiratoires supérieures, qui peuvent transporter des germes vers le cerveau, au travers des voies lymphatiques émanant du cerveau. [104]

Nous pouvons émettre l’hypothèse que le traitement pharmacologique ou chirurgical qui régule la fréquence cardiaque, aussi bien que l’altération du rythme, altère la production du LCR, et par conséquent altère négativement l’environnement du mucus nasal, entrainant des rhinites et des sinusites. Un déséquilibre dans la quantité de LCR peut altérer l’environnement immunologique, que ce soit cérébral ou systémique, car il transporte beaucoup de substances (cad des électrolytes, des catabolites, des hormones, des neuropeptides). [100,104,107] Une homéostasie perturbée du mucus nasal et du nerf olfactif peuvent entrainer des désordres des voies respiratoires supérieures, qui peuvent transporter des germes vers le cerveau, au travers des voies lymphatiques émanant du cerveau. [104]

Une lésion du nerf phrénique ou du nerf vague (X° nerf crânien ou pneumogastrique, NdT) entraine un dysfonctionnement dans l’activité contractile du muscle diaphragme.[65] Le diaphragme respiratoire et les nerfs qui l’activent électriquement appartiennent au continuum fascial, qui émerge, avec le tissu méningé intracrânien, passe à travers les fascia cervicaux, endothoracique et thoraco-lombaire, impliquant également les viscères de la cage thoracique. [65,111,112] Il a été prouvé que la respiration, particulièrement la respiration forcée, affecte la motilité cérébro-spinale et la synthèse de liquide céphalo-rachidien. [100] La respiration forcée provoque un mouvement caudal du cerveau, alors que l’inspiration forcée provoque le drainage de la tête.[100] Nous pouvons avancer la théorie que si le muscle diaphragmatique ne présente pas de contractions régulières, cela affecte négativement la production de LCR, mettant en danger la santé du patient. (Figure 8)

La même activité vasomotrice des vaisseaux sanguins et lymphatiques qui est contrôlée par le système nerveux autonome, peut affecter la synthèse du LCR, bien que de façon moins importante et indépendamment du rythme cardiaque et respiratoire. [100] A nouveau, nous pouvons supposer qu’un dysfonctionnement du système sympathique, résultant d’une information nociceptive chronique émanant du tissu conjonctif, (par exemple due à une adhérence cicatricielle) (ou pourquoi pas, une compression-irritation au trou de conjugaison, en cas de pincement discal, extrapolation du traducteur) altère la synthèse du LCR, avec une réduction conséquente de l’homéostasie. [1]

 Conclusion

Couramment, il y a peu d’informations sur les fonctions et les interactions entre le système fascial et le corps. Malheureusement, dans la littérature médicale, il y a peu de textes expliquant comment une stase fasciale ou une mobilité altérée des différentes couches de tissu conjonctif peuvent engendrer un problème clinique. Certainement, le fascia joue un rôle significatif dans la transmission des tensions mécaniques, dans le but de contrôler un environnement inflammatoire. Le fascia est la philosophie (l’âme ?) du corps, dans le sens où chaque région du corps est connectée à une autre, alors que l’ostéopathie est la philosophie de la médecine, dans le sens où le corps humain tout entier doit travailler en harmonie. Connaître et comprendre ce système complexe des couches fasciales est essentiel pour le clinicien, et tous les praticiens de santé, pour trouver la meilleure stratégie de santé pour le patient.

 Remerciements

Nous voulons remercier Fabiola Marelli, la directrice du CRESO, Osteopathic Centre for Research and Studies, pour son amitié et son soutien.

Les auteurs, que le traducteur remercie chaleureusement, mentionnent n’avoir aucun conflit d’intérêts lié à ce travail.

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Les articles du Journal of Multidisciplinary Healthcare sont fournis avec l’autorisation de Dove Press.

1ère publication sur le Site de l’Ostéopathie le 16-11-2015



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